Initiation à la Discipline Positive gratuite de chez vous le 1er juillet à 20H

IMG_1156« Mais pourquoi il crie alors que tout va bien?? »

« Mais pourquoi je crie alors que je m’étais jurée d’arrêter?? »

« C’est quoi ces coups de balais dans les murs, il veut qu’on descende le voisin? On verra s’il arrive à les lui faire bouffer ses légumes »!

 

Mercredi 1er juillet de 20H à 21H15 sur zoom, je vous invite à mieux comprendre les comportements inappropriés des enfants pour apporter de solutions efficaces, concrètes et adaptées.

Inscription gratuite par mail julie.renauld.millet@gmail.com pour recevoir le lien.

A mercredi!

Corona : comment en parler aux enfants?

IMG_6737J’ai toujours défendu l’idée de parler, d’expliquer, de raconter aux enfants ce qui se passe autour d’eux. Les enfants sentent tout, inutile donc de leur cacher les choses, le doute fait au contraire monter l’angoisse. Or il existe évidemment des exceptions et des nuances.

Dans cette actualité anxiogène, le sujet n’est pas évitable. Les enfants savent pourquoi leur école est fermée. Selon ce que vous leur avez expliqué, ils sont plus ou moins inquiets. Que faudrait-il leur dire précisément? Et si nous en disions trop, ou pas assez? Quelle est notre responsabilité?

La première de nos responsabilités est d’éteindre la radio. La première phrase que j’ai entendue ce matin au petit déjeuner alors que ma radio était allumée était « la situation va empirer de jour en jour ». Première et dernière phrase. Quel est l’intérêt de prononcer cette phrase à 8H du matin, quel est l’intérêt de l’écouter? Nous sommes conscients de la gravité de la situation et à présent qu’en faisons-nous?

Une fois que nous avons expliqué les faits clairement à nos enfants selon leur âge et leur maturité. Pour des enfants de 5-7 ans par exemple : « Il y a un virus qui circule en ce moment qui est très contagieux, c’est un virus comme la grippe, qui n’est pas grave si les enfants ou les parents l’attrapent mais si des personnes fragiles ou âgées l’attrapent ils peuvent tomber très malades, donc on les protège en évitant les contacts, pendant plusieurs semaines ». « Oui cela peut être grave, non ça ne le sera probablement pas pour nous, et en attendant que cela passe, nous allons faire tout un tas d’activités géniales, et comme papa et maman doivent continuer à travailler, vous allez aussi jouer un peu seuls ou entre frères et soeurs, et nous aider un peu dans la maison. »

Après ces explications il est essentiel de maintenir les enfants dans leur univers d’enfants, avec de la légèreté, des rires, des jeux, de la danse, des projets, un cadre… Ils vont sentir votre anxiété, mais ils n’ont pas besoin de la porter, ni la vôtre ni celle des soignants, des médecins que l’on applaudit chaque soir. C’est magnifique de leur faire partager cet élan de solidarité une fois, mais après l’avoir fait une ou deux fois, 20 heures doit redevenir l’heure des histoires, des rêves, du temps partagé, des câlins. L’enfant doit pouvoir s’endormir confiant et songeur et non inquiet qu’il n’y ait plus suffisamment de masques dans les hôpitaux. La radio comme la télévision branchées sur les actualités doivent restées hors de leurs portée, de la vôtre aussi d’ailleurs, cela vous reposera. Ces mesures sont encore plus importantes dans un contexte de promiscuité totale.

Répondez à toutes les questions qu’ils se posent, bien entendu, et si vous voyez que malgré tout, la peur s’installe et génère des troubles psychosomatiques (maux de ventre, de gorge, toux nerveuse), faites-le écrire ou dessiner ce qu’il craint, faites-le explorer cette peur en l’accompagnant, puis passez à autre chose.

Déconnectez-vous le plus possible des réseaux pour être en lien avec vos enfants, votre conjoint, les regarder dans les yeux, les observer en silence, les rejoindre dans leurs diverses émotions.

Le contexte est anxiogène, certes, il est aussi enrichissant, faites-en une expérience exceptionnelle à vivre en famille, vous avez beaucoup à portée de main (la cuisine, le bricolage, la lecture, la danse, le chant, les spectacles, la couture, l’invention d’histoires, la confectionne de cadeaux pour les copains plus tard, les chasses aux trésors, les cache-cache, les puzzles, les jeux de cartes, les jeux de société, les parcours de bille, la pâte à sel, les plantations de lentilles et noyaux d’avocats, la peinture, le réaménagement des chambres, le grand tri,…)

N’ayez pas peur du vide, de l’ennui, de l’inconnu, faites-vous confiance, faites-leur confiance, cessez de parler de « confinement », de « covid » et de « virus », parlez « printemps », « temps en famille », « école buissonnière », « vacances improvisées », « week end géants »…

Et prenez soin de vous!

PS : retrouvez-moi en voiture pour des mini séances de coaching sur Facebook, Instagram et twitter!

julie.renauld.millet@gmail.com

 

 

 

Pas d’écran entre nous

IMG_5896Vous est-il déjà arrivé de parler à quelqu’un qui garde les yeux sur son écran? Ou à l’inverse, répondre « oui, oui, je t’écoute », à votre enfant pendant que vous finissez d’écrire un SMS? Quand nous perdons le regard, que notre cerveau est concentré sur notre écran, nous perdons le lien. Nos téléphones ont envahi nos vies, nos échanges les plus intimes avec notre conjoint et nos enfants.

 

Nous pouvons pester : « Mais non tu ne m’écoutes pas je le vois bien! », nous pouvons baisser les bras et partir au milieu d’une conversation sans même que notre interlocuteur s’en rende compte. Nous pouvons aussi décider de lui laisser une porte ouverte pour se reconnecter à vous, au monde réel en l’invitant : « J’aimerais te parler, quand tu seras prêt, rejoins-moi dans le salon ».

« J’aimerais te parler, quand tu seras prêt, rejoins-moi dans le salon »

Lors de notre colloque annuel de Discipline Positive, nous avons testé cette alternative en live, grâce à un jeu de rôle, et soudainement, la personne qui avait les yeux rivés sur son écran les a levés et a suivi son conjoint dans le salon.

L’écran quand il s’invite dans nos relations n’est pas anodin, il coupe le lien. Bien entendu cela m’arrive d’avoir mon téléphone près de moi quand je suis avec mes enfants, ne serait-ce que pour m’évader moi aussi quand je joue aux playmobil ou aux lego Starwars, me créer une bulle d’air, une récré en consultant les dernières stories d’Instagram. Mais je ne suis pas dupe et mes enfants non plus. Ils savent que je ne suis pas avec eux quand je suis sur mon écran – quand bien même je me tiens à quelques centimètres d’eux – et par ailleurs je leur montre que je ne peux pas laisser mon portable à la porte de la chambre ou du salon alors que je leur répète à l’envi d’arrêter de demander les écrans à tout va.

Retrouvons ce lien si précieux, ces échanges yeux dans les yeux, cette communication pure et profonde, sans parasite. Elle est essentielle et nous apporte tant.

Julie Renauld Millet, coach parentale

Julie.renauld.millet@gmail.com

« Mon enfant ne veut pas dormir »

couv jpgA vous qui venez de raccompagner votre enfant dans son lit pour la 412ème fois à 21 heures, et qui avalerez, excédés, un dîner froid. A toi qui te relèves à 3 heures du matin dans le froid de ton appartement, qui viens de t’éclater le doigt de pied sur un lego pour calmer le cauchemar de ta cadette. A toi qui ne te souviens plus à quand date ta dernière nuit complète : mon guide parental sur les troubles du sommeil de l’enfant sort en librairie le 6 février 2020!

Dans la collection « Parents au top » des édition Eyrolles, ce guide est un recueil de témoignages, d’expériences, d’astuces, de réflexions à se poser quand nos nuits sont hachées ou que le coucher est un désastre. Vous avez tout essayé! Etre ferme, être cool, le laisser dîner avec vous, le laisser pleurer, pleurer avec lui, dormir dans son lit, le faire dormir dans le vôtre… résultat : vous êtes épuisés et à bout!

Le mot d’ordre est : déculpabilisez!

Observez, écoutez, accompagnez, respirez, et surtout sur-tout prenez soin de vous.

Extrait :

« Il y a la théorie et puis il y a la pratique. Certaines mères ont l’impression que leur bébé ne dort jamais ou appréhendent de le voir cumuler les siestes la journée de peur de ne plus trouver le sommeil la nuit. Et si l’enfant pleure quand on le couche ou qu’il se réveille au bout de seulement vingt minutes, que faire ? Autrefois on disait que pleurer permettait au nouveau-né de développer ses poumons. Aujourd’hui encore, on entend çà et là qu’habituer un bébé à être dans les bras c’est prendre le risque d’en faire un enfant tyran !« 

« Les pleurs font partie de la vie d’un nouveau-né. Ils sont plus ou moins intenses selon les enfants et peuvent être très pénibles à vivre pour leurs parents. « Les pleurs sont la première cause de maltraitance de l’enfant », rappelle le docteur Gueguen. Les parents totalement désemparés, stressés, excédés par ces crises de larmes quotidiennes ont besoin d’être accompagnés, d’apprendre à comprendre les pleurs pour mieux y répondre.

Avant au moins l’âge de 4 ans, l’enfant n’est pas capable de s’apaiser seul ni de gérer ses émotions. Quand on le laisse pleurer, des molécules de stress (cortisol et adrénaline) sont sécrétées. Or elles sont très toxiques pour son cerveau encore immature et peuvent, à terme, détruire des neurones.« 

Immersion dans les Ateliers Parents de Discipline Positive. Le thème : punition et récompense

Punition et récompense, bâton ou carotte…? Les recettes d’antan sont-elles encore efficaces aujourd’hui? Quand je punis mon enfant, a t-il compris le message? Et quand il adopte un comportement exemplaire, puis-je le récompenser pour l’inviter à continuer sur cette voie?

Si la carotte et le bâton peuvent fonctionner sur le moment, nous avons aujourd’hui le recul nécessaire et des outils comme les neurosciences nous permettant d’affirmer que « l’éducation dans un cadre punitif et répressif a des effets dommageables sur le développement du cerveau« , comme l’explique Béatrice Sabaté, psychologue clinicienne, dans l’émission « La Maison des Maternelles », diffusée sur France 5 le 11 octobre 2019.

  • Pourquoi aller au coin nous emmène dans le mur

Si la punition peut marquer un temps d’arrêt, elle engendre quatre conséquences possibles comme effet boomerang à long terme : la rébellion, le retrait, le ressentiment, la revanche. C’est ce qu’ont expérimenté les parents de mes Ateliers lorsqu’ils ont dû plonger dans leur enfance pour se remémorer un souvenir de punition. En nous mettant dans la peau de nos enfants, nous découvrons émotionnellement ce qui se passe pour eux. C’est là que se font les déclics pour changer nos habitudes éducatives.

Isoler l’enfant lorsqu’il fait une colère ou s’oppose avant quatre ans est contre-productif car ne sachant pas gérer ses émotions seul, il va s’empêtrer dans sa tempête émotionnelle, dont il sortira avec encore plus de colère, de l’inquiétude, et l’angoisse que cela se reproduise. Et cela se reproduira car ses émotions le submergent jour après jour. Le mettre au coin est une humiliation car en général le coin est visible de tous. Non seulement il est seul mais tout le monde le regarde. Comment sortir grandi d’une telle situation?

A partir de sept ans, l’enfant peut faire preuve de réflexion et l’isoler dans sa chambre peut être une solution, mais tout dépend comment cela lui est proposé. Encore une fois, l’objectif est de le faire grandir, apprendre, comprendre et pour cela il faut l’aider.

Si votre enfant vous sort par les yeux et que sur le coup de la colère vous avez envie de le priver de dessert, de dessins-animés, de téléphone… jusqu’à la fin de sa vie, il est temps pour VOUS de vous isoler et d’aller réfléchir à ce qui pourrait être constructif pour tout un chacun. S’isoler soi-même est souvent bien plus utile! Car quand vous reviendrez après un temps pour vous (douche, dîner, arrosage de plantes, carré de chocolat…), votre visage et votre état d’esprit ne seront plus les mêmes et, par effet miroir, l’enfant pourra redescendre.

  • On marche à la carotte, en plus ça rend aimable!

La carotte, la récompense, font beaucoup de bien sur le moment. Les parents soucieux de participer à la confiance et l’estime de soi de leur enfant, désireux que celui-ci s’exécute, ont découvert qu’avec la carotte, l’enfant, – tout comme l’âne – avançait. Mais qu’apprend t-il par ce biais? S’il fait les choses pour l’image, le bon point, le bonbon, le temps d’écran, comment va t-il élaborer le sens de l’effort, la motivation, la curiosité…? J’ai maintes fois cité l’étude de Carole Dweck pour inviter les parents à encourager leurs enfants plutôt qu’à les complimenter, à louer leur sens de l’effort, leurs progrès, leur apprendre à s’auto-évaluer, à décrire ce qu’il ont réalisé plutôt qu’à le sur-valoriser, à leur apprendre à être fiers d’eux-mêmes et non à rendre fiers leurs parents. Toute la différence est là.

La carotte fait avancer l’enfant, il sera bien coiffé et dans les temps, mais n’aura pas eu le loisir de réfléchir aux raisons qui le poussent à agir ainsi, n’aura pas eu besoin de faire preuve de créativité, d’imagination, d’innovation. Il aura été un parfait exécutant, prêt à refaire indéfiniment le même parcours tant que la carotte l’attend au bout.

La carotte vous rend service à vous, mais pas à eux. Il n’est pour autant pas du tout compliqué de sortir de ce cercle que l’on croyait vertueux, c’est un changement d’habitudes, de réflexions à leur encontre. Cela se fait petit à petit, c’est une gymnastique essentielle pour leur construction et leur confiance en eux. Cela passe par la façon dont vous allez poser les yeux sur eux, en les invitant à faire pour eux-mêmes et non plus pour les autres. Cela vous permettra de sortir de « qu’est-ce que tu me donnes en échange? » que vous avez instauré sans le vouloir.

Les outils existent, ils passent par un changement de regard sur votre enfant. En le comprenant mieux, vous réussirez à le faire grandir dans un cadre ferme, bienveillant et encourageant.

Regardez Les Ateliers Parents dans l’émission la Maison des Maternelles, diffusée sur France 5 vendredi 11 octobre 2019

Julie Renauld Millet, coach parental

« Ils ne se disputent plus pour une chaise! »

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Voilà trois ans que j’accompagne les familles et je reste émerveillée par les progrès et les changements concrets qu’ils me confient. Je suis fascinée tout d’abord par la vitesse à laquelle les choses bougent chez eux. Même pour les situations perçues comme les plus enkystées, lorsque les parents s’emparent des bons outils et apportent les réponses appropriées à leurs enfants, les problèmes se dénouent et la famille respire à nouveau.

La dernière illustration est celle d’un couple, parents de trois enfants de 6 mois, 3 et 5 ans, qui assistent à leur troisième session des Ateliers de Discipline Positive que j’anime le mardi soir chez moi. Leurs matinées sont devenues un enfer depuis que leurs deux aînés, chaque matin, se disputent la même chaise à la table du petit déjeuner. Et tous les parents de jeunes enfants savent combien un objet aussi anodin qu’une chaise peut parfois être une étincelle et transformer la maison en zone de guerre. La dispute commence dès le lever. Les enfants se poussent dans l’escalier pour descendre en premier et récupérer LA chaise. Et puisque l’objet de la dispute paraît minime voire ridicule, le parent chaque matin pense, en toute logique, qu’il va réussir à raisonner ses enfants. Ils ne vont tout de même pas se faire tomber dans les escaliers pour une place à table!! C’est omettre que les enfants ne partagent pas notre logique interne puisque chacun de nous possède sa propre logique.

La raison n’obtiendra pas gain de cause ici-bas. Il faudra passer par plusieurs étapes pour que les parents puissent démarrer leur journée tranquillement avec leurs enfants. Première étape : rechercher ensemble des solutions en fonction de ce que ressentent parents et enfants au moment de la dispute. Les réponses à apporter s’élaborent en fonction des émotions. Tantôt l’enfant aura besoin de prendre le pouvoir, tantôt il aura besoin d’attirer l’attention, tantôt il sera en souffrance et voudra le faire payer aux autres et tantôt il se sentira incapable et nul. Et tant que nous ne sommes pas passés par l’élaboration du diagnostic, nous ne pouvons prescrire le bon remède.

Poser des questions de curiosité en les mettant dans le même bateau

Après l’analyse des émotions éprouvées par les parents et les enfants, ce couple a mis en place deux actions qui ont tout de suite fonctionné. La première a consisté à poser des questions de curiosité aux deux enfants en les mettant bien tous les deux dans le même bateau. Les parents ont ainsi découvert pourquoi les chaises faisaient l’objet d’une telle convoitise. Les questions de curiosité, les plus ouvertes possibles, révèlent toujours leur lot de surprises et apaisent considérablement les tensions. Et la deuxième proposition faite aux enfants a été de personnaliser leurs deux chaises en y accrochant des dessins ou un tissu. Les enfants se sont pris au jeux. Ils se sont sentis écoutés, rejoints et connectés à leurs parents qui enfin prenaient leur problème au sérieux. Et ils ont pu s’investir et s’impliquer dans la personnalisation de leur place à table. Les solutions ont répondu à leur deux besoins fondamentaux chers à Alfred Adler (psychiatre autrichien 1870-1937) : appartenir et contribuer. Les petits déjeuners sont devenus calmes, les enfants se lèvent sereinement et les parents respirent!

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, coach parentale