Allez, bonne journée mes amours!

IMG_1885Ha la préparation des enfants le matin! Il n’est jamais prêt à l’heure. Elle ne veut jamais mettre les habits prévus. Il veut changer de chaussures au dernier moment. Il oublie toujours son goûter. Il faut toujours courir.

-Jamais-toujours-jamais-toujours-

Et avec quoi nos enfants démarrent leur journée, qu’ont-ils dans la tête quand ils franchissent le portail de l’école?

« Sors de la voiture! Tout de suite! « SORS DE LA VOIture », « Je compte jusqu’à 3.  1… 2… 2 et demi… TROIIIIIIS, mais je vais t’attraper par les cheveux!! »

« Non pas les cheveux maman! »

Oops… Sur l’échelle de la tension nous sommes à 108 000.

-> Enjeu : arriver à l’heure à l’école à l’heure, habillé, coiffé le ventre plein, la vessie vide, les dents propres

  • Envie d’aller à l’école : Moins 430 000
  • Envie de pleurer : 4 milliards
  • Envie de hurler sur papa/maman quand je rentrerai ce soir : 100/100

Mais comment faire quand l’heure tourne, que notre enfant n’y met pas du sien et que l’histoire se répète, se répète et se répète…?

-> Changez d’objectif!

-> Le vôtre demain : apporter le plus possible de tendresse et d’amour au moment de lui lâcher la main quand il sera 8H29 car c’est ça dont il a besoin pour s’éclater dans son boulot et dans la cour, une journée entière. Rien d’autre.

Comment faire? Préparer tout ce que vous pouvez préparer avec lui la veille : habits, chaussures, manteau, goûter, cartable, tablier, coiffure (élastique, bandeau, brosse…). Faites-le avec lui pour éviter que le lendemain il ne s’oppose à votre choix. Et s’il a changé d’avis le lendemain, il peut mais il doit, en 3 secondes, être capable d’aller chercher seul son nouveau choix –météo-compatible bien sûr. Pour éviter les surprises avec la météo, l’hiver venu positionnez toutes les affaires d’été sur l’étagère du haut (inaccessible), et lui mettre à sa hauteur uniquement ce qu’il a le droit de porter.

L’heure tourne et votre tension monte. Res-pi-rez, et tentez de faire la part des choses : « Est-ce grave s’il part avec des bottes alors qu’il ne pleut pas? Est-ce grave s’il n’est pas coiffé? Puis-je accepter qu’elle emporte sa poupée sur le chemin? « Est-il possible qu’il emporte ses céréales dans un mouchoir pour les grignoter en marchant ». Voyez comment vous pouvez l’accompagner sans le bousculer en vous mettant à sa place et sans enfreindre les règles de l’école et les vôtres bien sûr. Il est tôt, il est fatigué, il fait froid, une longue journée l’attend… De quoi a t-il besoin? Pensez à ce moment où il vous lâchera la main et vous quittera pendant dix heures et remplissez son réservoir de tendresse. A 8H31, vous voguerez (ou vaquerez) à vos occupations.

Bonne journée!

 

 

Quand faire pipi déclenche l’alarme!

Je découvre sur un forum ce matin, une maman qui revend l’alarme énurésie de son enfant « très peu servie ». Va t-elle faire des heureuses…? J’espère que non. Car si cet appareil dont j’ignorais l’existence jusque là, a fonctionné pour certains, je me pose la question suivante : jusqu’où les parents sont-ils prêts à aller pour résoudre les problèmes que rencontrent leurs enfants?

Dès que l’enfant commence à faire pipi dans sa culotte, l’alarme se déclenche, le réveille, réveille ses parents et tous se retrouvent aux toilettes à minuit 50. Je ne nie pas que les épisodes d’énurésie sont handicapants et impactent toute la vie de famille. Tout ce qui concerne la nuit et le sommeil décuple l’envie d’en sortir. Quand on voit que le problème persiste, il faut aller faire des examens médicaux, l’inquiétude croît et les parents ainsi que l’enfant traversent une période douloureuse, complexe et angoissante. On ne parle plus que de ça, on est prêt à tout essayer.

Mais je ne peux pas m’empêcher d’imaginer alors un système de ceinture de sécurité pour que l’enfant reste assis à table jusqu’à la fin du repas, une sangle pour que l’enfant reste dans son lit et ne se relève pas le soir ou la nuit et pourquoi pas un petit appareil qui enverrai de toutes petites décharges électriques quand l’enfant se met à crier, déclenchées au-delà d’un certain nombre de décibels. Cela ferait la joie de mes voisins!

L’alarme énurésie, qui promet un suivi par téléphone, a pu aider des familles et tant mieux. Mais je crois trop en l’être humain et en sa capacité de résilience pour accepter l’ingérence d’un boitier sans fil dans un des gestes les plus intimes qui soit. Non ce n’est pas un signal sonore qui va me dire d’aller faire pipi! Je vais le décider et on peut m’y aider en travaillant avec des thérapeutes compétents, mais certainement pas en m’installant un boîtier dans la culotte…

Julie Renauld Millet

 

 

Papa où t’es?

IMG_0111

Maman cool et papa gronde, c’est fini! 

J’entends ça et là des mamans regretter de ne pas assister – en couple – aux ateliers que j’organise car : « mon mari n’a pas le temps« , « il dit que les enfants n’ont qu’à obéir« , « c’est aux adultes de décider« , « il y a un moment où il faut être ferme et c’est tout« .

On est d’accord! Nous aussi nous voudrions que ça roule, ça avance, qu’ils « obéissent et pis c’est tout« . D’ailleurs, dans les familles où les règles et le système fonctionnent, la question ne se pose pas. Celle-ci se pose lorsque les parents rencontrent trop de difficultés, lorsque les règles mises en place n’obtiennent pas – ou plus – les résultats escomptés. Lorsque les règles sont remplacées par les cris, les punitions, les fessées… et que nous ne sommes pas heureux de cela.

Et lorsque le quotidien devient usant, que le volume sonore est au plus haut et que le taux d’agacement, de colère et d’excitation franchit la ligne rouge, côté parents comme côté enfants. On se pose la question lorsque le lundi matin, l’arrivée au bureau est une libération!

Et là, ce n’est plus une question de papa ou de maman, de sévère ou pas sévère, de sévir ou ne pas sévir…

Elever des enfants n’est pas facile, je ne vous apprends rien, mais cela fait du bien de l’entendre. Des difficultés il y en a, il y en aura. Selon la personnalité de l’enfant, la nôtre, notre histoire, et tout son écosystème.

Mais il existe des solutions, des outils qui fonctionnent. Une manière d’appréhender les situations, de regarder son enfant et de mieux le comprendre. Et surtout d’être en ligne avec ses propres valeurs. Pas celles du voisin, du copain de forum ou de sa belle-soeur. Nos propres valeurs, les miennes et celles de ma moitié avec qui j’ai décidé de mettre au monde un ou plusieurs enfant(s).

  • La Discipline Positive ce n’est pas Maman bienveillante et Papa ferme (ni l’inverse)

C’est la fermeté et la bienveillance ensemble, saupoudré d’encouragements à mieux faire, à apprendre de ses erreurs, à ne pas rester sur un échec. Selon le Docteur en psychologie Jane Nelsen, le mot le plus important entre Bienveillance et Fermeté c’est le mot « et ».

Apprendre à être parent ou à (re)devenir le parent que nous souhaitons être, cela demande du temps et de l’envie, mais cela s’adresse autant aux papas qu’aux mamans. Les mamans n’ont parfois pas plus de temps matériel à consacrer à cet apprentissage que les papas, mais ce temps est un excellent investissement à long terme, et elles le savent.

Consacrer 7 soirées de 2 heures, soient 14 heures de formation, c’est un temps précieux pour construire une famille, une harmonie, des valeurs, à deux. C’est se mettre au diapason en vivant des expériences, en se mettant dans la peau de nos enfants pour les comprendre quand ils se roulent par terre, hurlent dès 6 heures du matin ou demandent encore une glace à la fin d’une journée au parc d’attractions.

  • Les ateliers permettent un cheminement ensemble

Nos entreprises nous offrent des séminaires, des formations, sur des sujets divers, parfois liés à notre développement personnel, mais qui nous apprend à élever nos enfants…? Les papas sont toujours plus concernés et investis, ceux qui viennent déjà aux ateliers ont une vraie attente et une soif de comprendre et d’avancer. C’est très encourageant et c’est tellement plus facile de parler le même langage

Julie Renauld Millet, Thérapeute systémique, Coach Parents Enfant

 

Les ateliers de rentrée ont démarré!

IMG_0827

Je suis ravie de démarrer l’année scolaire avec un nouveau groupe de parents qui vient d’embarquer pour 7 séances de 2 heures de formation à la Discipline Positive. Dans 14 heures, ils seront armés d’outils et de clefs pour mieux comprendre les comportements inappropriés de leurs chérubins et y répondre, avec bienveillance ET fermeté.

  • 4 papas et 8 mamans!

J’ai la joie d’accueillir 4 papas et 8 mamans hyper motivés. Dès la première soirée, les questions et réflexions sur l’évolution de notre société, nos codes culturels et éducatifs, notre système scolaire, le système alternatif… fusent! Nous allons avancer vite et loin ensemble, bousculer les idées reçues. Nous allons aussi nous amuser, en nous mettant dans la peau de nos enfants pour prendre conscience de ce qu’il ressentent et pensent.

Chacun est venu avec son bagage et ses automatismes et tous ont envie d’accompagner leurs enfants au mieux, de (re)trouver un peu d’harmonie dans leur famille, de sortir de systèmes parfois négatifs, épuisants ou trop sonores!

Comment me faire entendre sans crier? Comment se faire obéir ? Comment mettre fin aux provocations de mon fils sur sa soeur? Est-ce que mon enfant absorbe toutes mes émotions et comment l’en préserver? Il n’a pas encore 2 ans mais il est quand même terrible! Le couple doit-il être « DP » ensemble, coûte que coûte, et si ce n’est pas le cas, est-ce un problème…?

Toutes ces questions – et bien d’autres – trouveront leurs réponses, personnalisées, en fonction des parents que nous sommes, des enfants que nous avons et des valeurs que nous souhaitons leur transmettre. La Discipline Positive permet de développer l’empathie, la générosité, la bienveillance, l’écoute, l’autonomie, le respect de soi et des autres, le goût de l’effort, la confiance en soi… A nous de jouer!

Un beau programme en perspective!

Mon enfant est différent (1)

IMG_1487Qu’est-ce qu’un enfant différent dans une société où tout être est unique et riche, dont les valeurs se révèlent chaque jour et qui, tout au long de sa vie, évolue, grandit, apprend, grâce à lui, à ses rencontres, à son environnement?

Je vais évoquer dans cette série d’article les enfants qui souffrent de leur(s) différence(s), ceux pour qui la différence est parfois une lutte, un combat quotidien. Ceux que les talentueuses Audrey Akoun et Isabelle Paisseau nomment les « Zatypiques » (aux éditions Leduc.s)

Dyslexiques, Dyspraxiques, Dysphasiques, Dyscalculiques, Haut Potentiel, Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité…

Les fameux « Dys », HP et autres TDA/H, on en entend beaucoup parlé, mais qui sont-ils? de quoi souffrent-ils? Est-ce irrémédiable? et est-ce contagieux…?

Contagieux pourquoi? Parce que parfois, dans les cercles de parents, quand un premier parent explique que son enfant est précoce, tout à coup, beaucoup de parents se sentent aussi concernés, parfois à raison et parfois sans vraiment d’éléments tangibles. On peut avoir l’impression de croiser des enfants précoces ou TDA/H à tous les coins de rue ou dans tous les dîners en ville…!

Et c’est là le point de départ. Nos enfants sont nos merveilles, les plus doués au monde, ils sont surement très en avance sur certains points d’ailleurs, très agités aussi parfois, très brouillon, peu soignés, maladroits, paresseux… mais ils ne souffrent pas tous d’une différence si marquante, que cela les empêche d’avancer sans lutter. Et pour le savoir, on se compare, on regarde les autres, on écoute les conseils, on regarde en arrière, on lit… et puis un jour on fait un diagnostic (quantitatif ET qualitatif avec un spécialiste) et l’on sait.

  • L’hyperesthésie de l’enfant atypique

A partir de ce jour, nous comprenons pourquoi notre enfant est hypersensible, une véritable éponge émotionnelle – car c’est ce qui caractérise tous ces enfants différents. Pourquoi une étiquette qui gratte dans le cou devient un tapis de fakir, pourquoi si les pommes de terre ne sont pas grillées de chaque côté, elles sont considérées comme crues et donc immangeables, pourquoi la lumière de la salle de bain lui semble aveuglante, pourquoi si sa soeur chante à côté ce n’est autre qu’une Castafiore…

  • Vivre avec et ne plus vivre contre

L’enfant atypique sent et ressent le monde puissance 1 000. Son odorat, sa vue, son toucher, son goût, son ouïe sont hyper développés. Ses capteurs sont sans cesse en éveil et ne le laissent jamais en paix. Souvent, il le communique par ces mêmes sens : il crie, il manifeste du dégoût, il se bouche le nez… Ses réactions nous paraissent disproportionnées. Et s’il y a bien une chose dont il a besoin, c’est d’être écouté, entendu et compris. Et s’il y a bien une chose que la société, l’entourage ont bien du mal à lui donner c’est cette compréhension, cette tolérance et cette attention. L’enfant atypique prend beaucoup d’énergie, à nous, mais à lui d’abord. Il compense. Sans cesse il se dit « je sens bien que je suis différent, ce n’est pas normal, pourquoi? et comment puis-je rejoindre ce cercle de gens pas comme moi…? »

Il est anxieux, d’où son besoin de sécurité permanent, et ses difficultés d’endormissement, de s’alimenter parfois, de se concentrer, de travailler. Ses idées foisonnent dans sa tête, au risque de ne jamais s’arrêter. Le cerveau de l’enfant à haut potentiel ou hyperactif n’a pas de bouton OFF.

Il voudrait bien mais il ne peut point, comme dirait l’autre. Et ce n’est pas de la mauvaise volonté, un manque d’effort, un caprice. Son cerveau fonctionne différemment, réagit de façon disproportionnée aux stimuli sensoriels. Les causes sont multifactorielles, on parle de génétique (et d’hérédité), d’environnement, d’alimentation… L’alimentation car les glucides ont une incidence sur le comportement des enfant souffrant de troubles de l’attention, par exemple.  La BD de Lynda pourra vous éclairer à ce sujet.

Il existe heureusement des outils, des astuces, un accompagnement, qui vont lui permettre de vivre avec et ne plus vivre contre. Car, en général, ces troubles ne disparaissent pas mais l’enfant apprendra à les apprivoiser pour vivre heureux.

(La suite à venir)!