Mon enfant est différent (2)

Dyslexie, dyspraxie, dysphasie, disorthographie… même mon correcteur d’orthographe automatique n’en veut pas! Il pourrait se mettre à la page!

Est-ce une nouvelle mode…? On voit des « dys » partout…! Oui… peut-être… tant mieux… Nous sommes à même aujourd’hui de déceler les dysfonctionnements des enfants, ce qui les empêche d’avancer au bon rythme, ou d’avancer tout court. Et c’est une TRES BONNE NOUVELLE. C’est un PROGRES considérable qui va nous permettre de développer les bons outils et apporter des solutions à ces enfants en souffrance.

 » Oui mais avant, c’est tout juste si on connaissait la dyslexie, et on s’en remettait! Moi j’ai appris à lire avec la méthode globale et j’ai un boulot dans une grosse boîte, donc tout va bien ».

Avant… avant… on mourrait en couche, puis on accouchait sans péridurale et on en mourait pas, puis on fumait enceinte, avant on buvait enceinte… et on en mourait pas (tous).

C’est stupéfiant comme, pour certains, le progrès semble être une menace, ou uniquement là pour nous faire culpabiliser. Réjouissons-nous du progrès et des méthodes nouvelles, efficaces, aidantes qui nous permettent de nous adapter à la société actuelle, aux attentes des enfants et à nos ambitions de parents.

Le progrès, les « neurosciences », ce ne sont pas des gros mots, c’est là pour nous aider! Et ceux qui n’en ont pas besoin et qui ne rencontrent aucune difficulté suffisante pour chercher ailleurs qu’avant, peuvent effectivement ne pas perdre de temps à essayer autre chose.

Voici quelques précisions – non exhaustives – pour y voir plus clair et comprendre ce que signifie :

  • La dyslexie : trouble attentionné de la compréhension, de la concentration.

Elle touche les fonctions exécutives du cerveau et engendre une difficulté à faire la différence entre les mots, les lettres, graphiquement.

Parce que la dyslexie est multi-factorielles, il existe différents outils, complémentaires, pour avancer :

  • L’orthophonie : phonologie, amélioration de l’attention, motricité globale et fine, Ecriture et orthographe, etc.
  • La psychothérapie
  • Les activités extra scolaires
  • L’alimentation

 

  • La Dyspraxie : trouble de la coordination des gestes fins (lacets, couverts, stylo…)

C’est essayer d’écrire en tenant son stylo avec un gant de boxe.

Les outils et solutions :

  • La psychomotricité et l’ergothérapeute
  • Les outils matériels pour compenser
  • La psychothérapie
  • Les activités extra scolaires

 

  • Le TDA – H : Trouble du Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

ATTENTION : Un TDA-H peut être très calme, en apparence, mais c’est la tempête dans sa tête! C’est un problème de neurotransmetteurs.

Les zones du cerveau concernées sont celles de : l’impulsivité, la mémoire de travail et la méthodologie

Les difficultés :

  • La conduite
  • Lire un livre (car on part dans ses pensées)
  • On oublie ses affaires
  • On coupe la parole de peut d’oublier ce qu’on veut dire
  • Mauvaise gestion des émotions

Les outils :

  • La méditation
  • L’hyper organisation
  • Les moyens mémo techniques
  • Le sport
  • Les massages
  • La musique…

Les troubles ne disparaissent pas forcément, mais on apprend à les gérer avec le temps.

Lire la BD de Lynda.

  • La dysphasie : trouble structurel de l’apprentissage du langage oral (après 5 ans)

L’enfant a des difficultés à s’exprimer

  • Le Trouble du spectre autistique

Dont les causes sont multi factorielles.

Entraîne :

  • Une altération de la communication
  • Une altération qualitative des interactions sociales réciproques
  • Des intérêts restreints et des comportements répétitifs et stéréotypés
  • Le fait de ne pas voir les signaux que l’interlocuteur envoie
  • L’incapacité à comprendre l’intention derrière l’action

Ces nombreux troubles dont nous découvrons chaque jour un peu mieux les causes, les conséquences et les solutions pour vivre avec, ont de très lourdes conséquences sur la vie de la famille.

Lynda, maman de deux enfants souffrant de TDA-H et elle-même portant ce trouble, témoigne que la Discipline Positive lui a permis de sortir de cette spirale infernale. Car, grâce aux outils que notre méthode propose, elle a pu se mettre à la place de ses enfants, comprendre ce qu’ils ressentaient. Ses enfants ont vu leur mère les écouter et les comprendre et leur proposer des solutions conjointes, co-construites. Comme c’est le cas dans toutes nos recherches de solutions.

Remercions ces enfants différents de nous apprendre chaque jour de nouvelles choses, soyons bienveillants avec nous-mêmes car vivre avec un enfant différent est un chemin, semé d’embûches. Demandons-leur « et toi, comment voudrais-tu que cela se passe? », pour installer ensemble les routines du matin, du soir, des devoirs, des week end…

Ecoutons leurs différences et parfois leurs obsessions ou fixations, en leur disant : « je te rejoins et je comprends ce que tu m’expliques et c’est mon job de parent de t’aider à dépasser cela pour te permettre de vivre ta vie« . Mais la phrase sans son début n’aura aucune chance d’être entendue…

 

 

 

 

 

 

 

Mon enfant est différent (1)

IMG_1487Qu’est-ce qu’un enfant différent dans une société où tout être est unique et riche, dont les valeurs se révèlent chaque jour et qui, tout au long de sa vie, évolue, grandit, apprend, grâce à lui, à ses rencontres, à son environnement?

Je vais évoquer dans cette série d’article les enfants qui souffrent de leur(s) différence(s), ceux pour qui la différence est parfois une lutte, un combat quotidien. Ceux que les talentueuses Audrey Akoun et Isabelle Paisseau nomment les « Zatypiques » (aux éditions Leduc.s)

Dyslexiques, Dyspraxiques, Dysphasiques, Dyscalculiques, Haut Potentiel, Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité…

Les fameux « Dys », HP et autres TDA/H, on en entend beaucoup parlé, mais qui sont-ils? de quoi souffrent-ils? Est-ce irrémédiable? et est-ce contagieux…?

Contagieux pourquoi? Parce que parfois, dans les cercles de parents, quand un premier parent explique que son enfant est précoce, tout à coup, beaucoup de parents se sentent aussi concernés, parfois à raison et parfois sans vraiment d’éléments tangibles. On peut avoir l’impression de croiser des enfants précoces ou TDA/H à tous les coins de rue ou dans tous les dîners en ville…!

Et c’est là le point de départ. Nos enfants sont nos merveilles, les plus doués au monde, ils sont surement très en avance sur certains points d’ailleurs, très agités aussi parfois, très brouillon, peu soignés, maladroits, paresseux… mais ils ne souffrent pas tous d’une différence si marquante, que cela les empêche d’avancer sans lutter. Et pour le savoir, on se compare, on regarde les autres, on écoute les conseils, on regarde en arrière, on lit… et puis un jour on fait un diagnostic (quantitatif ET qualitatif avec un spécialiste) et l’on sait.

  • L’hyperesthésie de l’enfant atypique

A partir de ce jour, nous comprenons pourquoi notre enfant est hypersensible, une véritable éponge émotionnelle – car c’est ce qui caractérise tous ces enfants différents. Pourquoi une étiquette qui gratte dans le cou devient un tapis de fakir, pourquoi si les pommes de terre ne sont pas grillées de chaque côté, elles sont considérées comme crues et donc immangeables, pourquoi la lumière de la salle de bain lui semble aveuglante, pourquoi si sa soeur chante à côté ce n’est autre qu’une Castafiore…

  • Vivre avec et ne plus vivre contre

L’enfant atypique sent et ressent le monde puissance 1 000. Son odorat, sa vue, son toucher, son goût, son ouïe sont hyper développés. Ses capteurs sont sans cesse en éveil et ne le laissent jamais en paix. Souvent, il le communique par ces mêmes sens : il crie, il manifeste du dégoût, il se bouche le nez… Ses réactions nous paraissent disproportionnées. Et s’il y a bien une chose dont il a besoin, c’est d’être écouté, entendu et compris. Et s’il y a bien une chose que la société, l’entourage ont bien du mal à lui donner c’est cette compréhension, cette tolérance et cette attention. L’enfant atypique prend beaucoup d’énergie, à nous, mais à lui d’abord. Il compense. Sans cesse il se dit « je sens bien que je suis différent, ce n’est pas normal, pourquoi? et comment puis-je rejoindre ce cercle de gens pas comme moi…? »

Il est anxieux, d’où son besoin de sécurité permanent, et ses difficultés d’endormissement, de s’alimenter parfois, de se concentrer, de travailler. Ses idées foisonnent dans sa tête, au risque de ne jamais s’arrêter. Le cerveau de l’enfant à haut potentiel ou hyperactif n’a pas de bouton OFF.

Il voudrait bien mais il ne peut point, comme dirait l’autre. Et ce n’est pas de la mauvaise volonté, un manque d’effort, un caprice. Son cerveau fonctionne différemment, réagit de façon disproportionnée aux stimuli sensoriels. Les causes sont multifactorielles, on parle de génétique (et d’hérédité), d’environnement, d’alimentation… L’alimentation car les glucides ont une incidence sur le comportement des enfant souffrant de troubles de l’attention, par exemple.  La BD de Lynda pourra vous éclairer à ce sujet.

Il existe heureusement des outils, des astuces, un accompagnement, qui vont lui permettre de vivre avec et ne plus vivre contre. Car, en général, ces troubles ne disparaissent pas mais l’enfant apprendra à les apprivoiser pour vivre heureux.

(La suite à venir)!