Au secours mon enfant ne dort pas!

IMG_1651Il ne veut pas se coucher ou (voire et) il se lève une ou plusieurs fois la nuit. Les parents sont au bout du rouleau, les yeux cernés, le cerveau en mode automatique.

Quand on range son biberon dans le lave linge et que l’on verse du jus d’orange dans ses céréales, c’est qu’il est temps de faire quelque chose!!

Et justement notre préoccupation à tous, est à tout prix de FAIRE. D’éteindre la machine, de mettre sur Off, de vouloir que les bruits cessent d’un coup, que l’enfant s’éteigne, qu’il nous laisse souffler enfin, une heure à soi, à nous deux. « C’est le temps de maman et papa! » Stop, ça doit s’arrêter.

Oui mais « ça » est un petit humain. Et même s’il se transforme en petit tigre dès le coucher du soleil, il entre dans la phase la plus anxiogène de sa journée. Celle où toute la maison va s’endormir pendant au moins 8 heures. Il fera noir presque partout, sauf autour de sa veilleuse. Il n’y aura aucun bruit. Cela ressemblera étrangement à la mort, c’est en tout cas ce que son inconscient peut être tenté de lui souffler au moment de s’endormir…

La veilleuse elle est bien là, il en a même deux. Elles sont à côté de son réveil qui fait monter un soleil quand vient l’heure de se lever. Sur sa table de nuit on trouve aussi sa bouteille d’eau, ses gouttes magiques, ses granules sucrées, son lait d’amande, sa boîte à cauchemars, sa box à fantômes, sa valise à colère. Dans son lit, il se fraye une place entre ses peluches, ses doudous, le T-shirt avec l’odeur de maman, bercé par une musique douce, qui projette parfois des images au plafond couvert d’autocollants phosphorescents…

  • ON A TOUT ESSAYÉ!!!!! Et… rien n’y fait!

On est prêt à tout pour notre petit amour et surtout pour DORMIR!!

Et lui, il est prêt à tout pour… rester avec nous! Quitte à faire crier maman et fâcher papa, il préfère être avec papa et maman en colère que tout seul avec ses colères.

Son enjeu est bien là, il va se retrouver seul avec ses idées, sa créativité, ses angoisses, ses  colères du jour, les disputes qu’il a traversées, les moqueries, les humiliations de la cour de récré, les peurs et les appréhensions, les échecs, les chutes, les frustrations… il va devoir faire fi de tout ce qui l’envahit pour… s’endormir paisiblement et faire de doux rêves… pas facile n’est-ce pas…?

Et si nous décidions de :

  1. Nous mettre à sa place quelques minutes et l’aider à vider sa besace bien trop lourde pour s’endormir
  2. Le rassurer : oui j’entends que tu as peur, tu as peur de quoi? ça te fait quoi? qu’est-ce qu’on pourrait faire pour éloigner cette peur?
  3. Surtout ne pas lui dire « qu’il n’y a rien », parce que sa peur, elle, est bien réelle. Donc s’il n’a peur de rien… alors il est fou??!!
  4. Prendre un temps pour soi pendant qu’il lit, pour prendre une douche, dîner, se détendre, avant de revenir, plus calme, le rassurer encore une fois
  5. Lui dire que s’il ne veut pas dormir, qu’il ne dorme pas, il joue, il lit, mais il reste dans sa chambre, dans son lit et calme
  6. « Maman, je ne veux pas dormir », « mais mon chéri, ne dors pas! prends un livre! ». Parce que quand nous, nous n’arrivons pas à dormir, ce n’est pas en nous disant « dors! dors! dors! ça va être horrible demain, tu vas être crevé, tu n’auras pas assez dormi… », que nous parvenons à nous endormir! On rallume et on lit!
  7.  Faire du coucher un non-événement (alléger nos attentes et notre appréhension), ou un moment chouette pendant lequel on se dit des secrets. On se raconte le meilleure et le pire de la journée. C’est difficile pour nous parents, parce que c’est la fin de la journée, le moment où nous n’avons plus envie de rien, plus d’énergie pour rien d’autre que d’avoir la paix. Mais il faut parfois investir un quart d’heure de qualité pour gagner cette paix. Parce que ce temps-là, pour l’enfant, il compte double, voire triple! Lui aussi il est fatigué, il est donc souvent nerveux. On voudrait qu’il tombe de sommeil or il est prêt à retourner sa chambre. Et c’est à nous de le guider vers le calme, car c’est ça dont il a besoin. Et Nous aussi!
  8. Ecouter le CD de « Calme et attentif comme la grenouille », ensemble. Et faire ensemble un exercice de méditation, ce sera bénéfique pour nous tous.
  9. Quand ils sont plusieurs, mettre en place une horloge qui montrera que chacun aura ses 5 minutes avec son parent pour lui tout seul, après le moment des histoires collectives.
  10. Si l’un veut jouer, l’autre est fatigué, laisser le premier jouer, commencer l’histoire et il rattrapera le train naturellement. Ou pas.

Prendre beaucoup beaucoup de recul, même si c’est difficile et se dire que tout passe, que ce ne sera pas forcément pire plus tard (quand il ira à l’école, quand il sortira de son lit, quand il dormira seul, etc.).

Lui faire confiance, et le lui dire « je sais que tu vas réussir à t’endormir et à ne pas te relever, tu en es capable, tu as réussi hier (mercredi, l’été dernier...) »

Et l’autoriser à ne pas dormir. Il doit se coucher mais s’il n’a pas sommeil tout de suite, lui proposer de jouer dans son lit. Il ne jouera pas forcément mais il sera soulagé de savoir qu’il ne FAUT pas dormir à tout prix, maintenant, tout de suite. Dès lors que ce ne sera plus un enjeu vital, il trouvera plus facilement le sommeil.

Chaque enfant est unique, il ne peut pas obéir à telle ou telle recette miracle. Il a un passé, une sensibilité, des émotions, des phases de développement socio-affectives qui lui sont propres. Soyons curieux de ce qui se passe pour eux, à ce moment-là en nous reconnectant avec lui pour une petit moment, en communiquant, en rassurant mille fois s’il le faut, en apportant de la tendresse.

Les astuces matériels, les poissons rouges ou chien qui dort au pied du lit peuvent être rassurants, mais s’endormir sereinement cela peut s’apprendre ensemble.

Bonne nuit… petits et grands!

NB : si vous avez néanmoins besoin d’aide, je consulte ! Pour prendre RDV julie.renauld.millet@gmail.com

 

HELP! J’ai besoin d’aide!

IMG_9287Vous avez laissé les enfants vivre à leur rythme et vous vous demandez comment sortir de l’anarchie dans la maison? Voici quelques astuces et interprétations inspirées de la discipline positive pour vous aider à décrypter ce qui déraille et chercher une réaction accessible et efficace.

ATTENTION : il n’y a pas de recette miracle, juste un pas de recul pour comprendre comment fonctionne l’enfant et comment s’adapter quand on est désemparé.

IL NE VEUT PAS SE COUCHER !

  • Son sujet :

« J’ai peur de rester seul, même si maman n’est pas loin »

  • Votre sujet :

« J’ai tellement envie de dîner tranquillement avec mon mari ! »

  • Chacun y trouve son compte si : vous dessinez sur une ardoise 2 grands vases. Le 1er sera rempli des vilaines choses de la journée, l’autre des jolies choses. L’enfant choisit lui-même les couleurs que porteront chacun des vases. Il dessine lui-même ou la maman dessine/écrit selon l’âge et l’humeur.

 

  • La clef : se libérer des éventuelles tensions de la journée pour s’endormir paisiblement ! Reconnecter l’enfant à ses besoins (et comprendre pourquoi cela fait 10 fois qu’il vous rappelle)

 

IL NE MANGE RIEN RIEN !

  • Son sujet :

« Maman a l’air de mettre tellement d’énergie à me faire manger. Toute cette énergie… je prends ! »

  • Votre sujet :

« Je mets tellement d’énergie à le faire manger, en vain, je suis épuisée, moi même je n’ai plus faim ! »

  • Chacun y trouve son compte si : vous lâchez ! Nous les mamans, on a beaucoup de mal à lâcher sur ce sujet si délicat de la nourriture !! Se mettre à table avec lui et lui proposer des plats pour qu’il se serve selon sa faim et ses envies.

 

  • La clef : refaire du repas un moment convivial, déchargé d’émotions, où la nourriture n’est pas un sujet, mais parler de ce qu’on a très envie de faire ce week end… Nous sommes modèles de nos enfants, si on se nourrit apaisés, il y a des chances pour que l’enfant le fasse aussi.

 

IL EST ACCROC AUX ÉCRANS

  • Son sujet :

« Je pourrais me gaver de dessins animés toute la journée, ça excite mon cerveau tout en m’abrutissant »

  • Votre sujet :

« Mon enfant est léthargique et excité, je récupère une bombe à retardement si je le laisse plus longtemps »

 

  • Chacun y trouve son compte si : les écrans sont SECURISES (il ne peut tomber QUE sur des dessins- animés comme sur You Tube kids) et si vous anticipez et établissez – ensemble – un contrat : combien d’épisodes te semblent raisonnables ? 3 ? OK. Faire respecter le contrat pour renouveler l’autorisation

 

  • La clef : co-construire et valoriser son engagement et le respect du cadre

 

JE NE PEUX PAS PASSER UN SEUL COUP DE TÉLÉPHONE

  • Son sujet :

« Je veux ma maman pour moi tout seul »

  • Le vôtre :

« Je veux 10 minutes de paix pour moi toute seule ! »

 

  • Chacun y trouve son compte si : vous Anticipez, si vous pouvez ! « Pose ta main sur mon poignet pour que je me souvienne que tu veux me parler et dès que j’ai fini, ce sera à toi ». Ou lui indiquer sur une montre « Quand la grande aiguille sera sur le 10, je viendrai jouer avec toi, promis ». Ou encore lui confier une « mission » : « Est-ce que tu peux me sortir les légumes pour qu’on prépare ensemble le dîner de ce soir ? »
  • La clef : il a besoin de se sentir exister, important et contributeur… H24

 

IL FAIT DES CRISES AU SUPERMARCHÉ

  • Son sujet :

« Mais c’est Noël ici !! il y a encore plus de cadeaux que sous le sapin ! »

 

  • Votre sujet :

« Maman n’est pas le Père Noël et sa hotte est très limitée ! »

  • Chacun y trouve son compte si : encore une fois, vous anticipez.

« Nous allons au supermarché, je suis d’accord pour t’offrir 1 journal/livre/sachet de bonbons… tu as le droit de les regarder TOUS et prend le temps de choisir ton PREFERE »

  • La clef : certains psy disent qu’il est cruel de confronter un enfant à autant de sollicitations en lui refusant tout, et de lui demander de se tenir correctement et de dire « d’accord maman, je ne réclamerai rien ». Ses neurones ne sont pas encore câblés pour qu’il accepte à ce point la frustration !  La frustration oui, mais en lui accordant 1 seule petite chose pour mieux la gérer. Ou le laisser à la maison (sous surveillance) !

 

 IL NE VEUT PAS S’HABILLER !

  • Son sujet :

« On me réveille, on me presse, j’ai froid, je suis fatigué, j’ai faim, je veux un câlin… comment ça il faut lever les bras pour mettre mon t-shirt ??? »

  • Votre sujet :

« On va être en retard à l’école/la crèche/chez Papy et Mamy »

  • Chacun y trouve son compte si : on a préparé les habits la veille, c’est lui qui s’habille seul comme un grand, c’est lui qui choisit (choix limité : le bleu ou le rouge), c’est à son rythme (à nous de le réveiller plus tôt s’il lui faut plus de temps). Faire la course avec papa peut fonctionner parfois (entre frère/sœur, ça peut créer de la compétition, à utiliser avec modération !)

 

  • La clef : Alléger le niveau de stress déjà bien haut (le réveil, l’école, rien oublier pour la journée, la cantine, les copains, la maîtresse sévère…), mettre un peu d’humour et de fun.

« Tu as envie de mettre un maillot aujourd’hui 17 novembre ? OK ! mais des bouées et des palmes aussi alors ! ».

Le valoriser, le rendre responsable, l’encourager.

N’oubliez pas de vous mettre à sa hauteur, accroupissez-vous, regardez-le, connectez-vous avec votre enfant pour lui faire passer vos messages et comprendre ce qu’il vit. Vous avez, lui et vous, une lecture souvent bien différente des situations. Retrouvez un langage commun pour communiquer et n’oubliez pas que vous, parents, êtes son/leur modèle. Si pas d’écran… alors pas d’écran pour vous! Si vous lui criez « ARRETE DE CRIEEEEER! », le message ne peut pas être compris, aussi fort soit-il!

 

Julie Renauld Millet

Coach systémique

Coaching Parents-Enfants / Formatrice Discipline Positive

Julie.renauld.millet@gmail.com

Le blog : https://julie-renauld-millet-life-coach.com

C’est tous les jours la fête foraine !

Unknown

Notre quotidien de parents est une fête foraine à crédit illimité.

Tantôt le grand huit, puis le train fantôme, quelques barbes à papa, beaucoup de pommes d’amour. On évite le tir à la carabine, mais pas forcément le chamboule tout. Quelques auto-tamponneuses et autres chutes libres.

Et l’essentiel : un trampoline pour rebondir… toujours.

Pas de recette miracle, juste un pas de recul pour comprendre comment fonctionne l’enfant et comment s’adapter quand on est désemparé. Ces petites clefs peuvent fonctionner un peu, beaucoup, momentanément.

Lorsque vous serez bloqués à nouveau, faites confiance à votre co-créativité pour trouver d’autres solutions. Parce que nos enfants grandissent, évoluent, changent tout le temps et c’est cela qu’on aime !

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  • (3 à 10 ans) Que faire s’il a du mal à s’endormir :

Son sujet : j’ai peur de rester seul, même si maman n’est pas loin

Votre sujet : j’ai tellement envie de dîner tranquillement avec mon mari !

Chacun peut y trouver son compte si : vous dessinez sur une ardoise 2 grands vases. Le 1er sera rempli des vilaines choses de la journée, l’autre des jolies choses. L’enfant choisit lui-même les couleurs que porteront chacun des vases. Il dessine lui-même ou la maman dessine/écrit selon l’âge et l’humeur.

La clef : se libérer des éventuelles tensions de la journée pour s’endormir paisiblement ! Se reconnecter avec son enfant et ses besoins (et comprendre pourquoi cela fait 10 fois qu’il vous rappelle).

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  • (2-5 ans) Que faire s’il a du mal à manger

Son sujet : Maman a l’air de mettre tellement d’énergie à me faire manger. Toute cette énergie… je prends !

Votre sujet : Je mets tellement d’énergie à le faire manger, en vain, je suis épuisée, je n’ai même plus faim !

Chacun peut y trouver son compte si : vous lâchez ! Nous les mamans, on a beaucoup de mal à lâcher sur ce sujet si délicat de la nourriture !! Se mettre à table avec lui et lui proposer des plats pour qu’il se serve selon sa faim et ses envies.

La clef : refaire du repas un moment convivial, déchargé d’émotions, où la nourriture n’est pas un sujet, mais parler de ce qu’on a très envie de faire ce week end… Nous sommes modèles de nos enfants, si on se nourrit apaisés, il y a des chances pour que l’enfant le fasse aussi.

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  • (4 – 8 ans) : Que faire s’il est déjà accro aux écrans :

Son sujet : je pourrais me gaver de dessins animés toute la journée, ça excite mon cerveau tout en m’abrutissant.

Votre sujet : mon enfant est léthargique et excité, je récupère une bombe à retardement si je le laisse plus longtemps.

Chacun peut y trouver son compte si : les écrans sont SECURISES (il ne peut tomber QUE sur des dessins- animés comme sur You Tube kids) et si vous anticipez et établissez – ensemble – un contrat : combien d’épisodes te semblent raisonnables ? 3 ? OK. Faire respecter le contrat pour renouveler l’autorisation. Et organiser l’activité qui suivra. L’enfant se construit en jouant.

La clef : co-construire et valoriser son engagement et le respect du cadre. Trouver des jeux et activités qui vous plaisent à tous les deux/trois.

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  • (2 – 8 ans) Que faire s’il ne vous laisse pas téléphoner tranquillement :

Son sujet : je veux ma maman pour moi tout seul

Le vôtre : je veux 10 minutes de paix pour moi toute seule !

Chacun peut y trouver son compte si : vous Anticipez, si vous pouvez !

« Pose ta main sur mon poignet pour que je me souvienne que tu veux me parler et dès que j’ai fini, ce sera à toi ». Ou lui indiquer sur une montre « Quand la grande aiguille sera sur le 10, je viendrai jouer avec toi, promis ». Ou encore lui confier une « mission » : « Est-ce que tu peux me sortir les légumes pour qu’on prépare ensemble le dîner de ce soir ? »

La clef : il a besoin de se sentir exister, important et contributeur (le mien adore mettre le linge sale dans le lave-linge, ça ne durera qu’un temps, j’en profite…). Il a besoin de sa connexion avec sa maman (la main posée sur le poignet peut l’aider).

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  • (2 – 10 ans) Il fait des crises aux supermarchés

Son sujet : c’est Noël ici !! il y a encore plus de cadeaux que sous le sapin !

Votre sujet : maman n’est pas le Père Noël et sa hotte est très limitée !

Chacun peut y trouver son compte si : encore une fois, vous anticipez. « Nous allons au supermarché, je suis d’accord pour t’offrir 1 journal/livre/sachet de bonbons… tu as le droit de les regarder TOUS et prend le temps de choisir ton PRÉFÉRÉ »

La clef : certains psy disent qu’il est cruel de confronter un enfant à autant de sollicitations en lui refusant tout, et de lui demander de se tenir correctement et en plus, de dire « d’accord maman, je ne réclamerai rien ». Ses neurones ne sont pas encore câblés pour qu’il accepte à ce point la frustration !  La frustration oui, mais en lui accordant 1 seule petite chose pour mieux la gérer. Ou le laisser à la maison (sous surveillance) !

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  • (2 – 6 ans) Il ne veut pas s’habiller

Son sujet : on me réveille, on me presse, j’ai froid, je suis fatigué, j’ai faim, je veux un câlin… comment ça il faut lever les bras pour mettre mon t-shirt ???

Votre sujet : on va être en retard à l’école/la crèche/chez Papy et Mamy

Chacun peut y trouver son compte si : on a préparé les habits la veille, c’est lui qui s’habille seul comme un grand, c’est lui qui choisit (choix limité : le bleu ou le rouge), c’est à son rythme (à nous de le réveiller plus tôt s’il lui faut plus de temps). Faire la course avec papa peut fonctionner parfois (entre frère/sœur, ça peut créer de la compétition, à utiliser avec modération !)

La clef : Alléger le niveau de stress déjà bien haut (le réveil, l’école, rien oublier pour la journée, la cantine, les copains, la maîtresse sévère…), mettre un peu d’humour et de fun. « Tu as envie de mettre un maillot aujourd’hui 17 novembre ? OK ! mais des bouées et des palmes aussi alors ! ». Le valoriser, le rendre responsable, l’encourager.

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  • (6-16 ans) Sa chambre n’en est plus une

Son sujet : Bah quoi… ? j’ai fait mon lit non… ?! C’est MA chambre!

Votre sujet : je ne supporte pas que les chaussettes sales, les paquets de gâteaux et les cahiers de classe cohabitent sur le lit. Ce n’est pas ce que j’appelle ranger !!

Chacun peut y trouver son compte si : vous verbalisez votre définition d’une chambre rangée. Votre enfant n’a pas la même conception du rangement et de la propreté que vous (c’est déjà rarement le cas entre deux frère et sœur ou même au sein du couple !). Vous vous mettez d’accord ensemble pour les 3 points qui vous semblent incontournables (ex. : linge sale, nourriture, bureau).

La clef : Respecter le territoire de l’enfant tout en lui faisant respecter votre cadre, et donc, votre maison.

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  • (8-14 ans) Il ne veut pas faire ses devoirs

Son sujet : j’ai juste envie de ne rien faire après cette journée surchargée, qu’on me fiche la paix !

Votre sujet : s’il continue comme ça, il va rater sciences po’. Oui il n’est qu’en CM2, et alors ??!!

Chacun peut y trouver son compte si : vous co-construisez un cadre avec lui. « Combien de temps te semble raisonnable pour te détendre avant de te mettre au travail, sans que tu te mettes en stress après parce que tu n’as pas assez de temps pour tout faire ».

Déléguer, peut être une solution efficace aussi, ainsi les devoirs ne sont pas chargés d’émotions parentales !

La clef : l’aider à gérer son temps, lui redonner de la motivation en l’encourageant. Eviter « avec ton 3 en maths, tu penses que tu peux te permettre de glander ?? », mais plutôt « Tu as eu 3, ce n’est pas terrible, mais tu vas trouver les ressources pour progresser, j’en suis sûre ». L’aider à retrouver l’envie, par tous les biais (qui sont les siens, selon sa personnalité, et non les vôtres).

Eviter « moi aussi j’étais nulle en math ». Car d’abord, il n’est pas « nul », pas plus que vous d’ailleurs, et que ça ne « s’attrape pas », les faiblesses scolaires… ! Sinon, à quoi bon faire des efforts puisque c’est ainsi depuis des générations !

En résumé, pour être efficaces :

  • L’écouter
  • Connecter avant de corriger
  • Faire avec et non pour
  • Co-construire les solutions pour l’impliquer et qu’il s’engage
  • Trouver des solutions en lien avec le sujet (éviter de lui faire mettre la table parce qu’il a eu 3 en maths…)
  • L’encourager
  • Perdre 5 minutes maintenant, pour en gagner toute la journée
  • Programmer des temps qualitatifs et dédiés à chacun de ses enfants (sans IPhone)
  • Regardez où vous en êtes quand vous pétez les plombs et où se situe votre enfant

N’oubliez pas que vous êtes son soleil… c’est vous qui éclairez son chemin, celui qu’il construit pas à pas, avec vous et pour lui.

(Et peut-être décrocherez-vous le pompon… qui sait ?!)

Julie Renauld Millet, Coach Parents-Enfant Discipline Positive

Julie.renauld.millet@gmail.com

Mon enfant ne veut pas se coucher!

Live du coucher de Gaspard et Louise

L’équipe de la Maison des Maternelles est venue filmer le coucher de mes enfants (4 et 2 ans).

J’ai accepté de filmer ce défi du quotidien pour déculpabiliser les parents. On peut être coach parental, formateur en Discipline Positive, et souffrir le soir parce que le coucher s’éternise.

C’est un des sujets les plus préoccupants pour les parents de jeunes enfants. On en parle autour de nous, on demande beaucoup d’avis, on compare avec les cousins qui dorment partout, 12 heures, et font la grasse mat’. On consulte des spécialistes… et on ne dort toujours pas!!

Mes deux enfants ne sont pas de gros dormeurs et ne « lâchent » rien. Mais leurs parents non plus! Ils ont leur personnalité, sont énergiques, curieux. Et pour moi, cultiver le lien est fondamental. J’en ai d’ailleurs fait mon métier. Je passe donc du temps à comprendre, observer et expérimenter.

« Une bonne fessée et c’est plié »

Archi contre la fessée, je me suis dit qu’il était idiot de ne pas essayer puisque les « pro » fessées m’en parlaient comme d’un miracle et parce que, vous le savez si vous lisez cet article, quand on ne dort pas, on est prêt à TOUT essayer!!! Soit. Un soir, Gaspard, 2 ans, a reçu une fessée (enfin, a « attrapé » une fessée à la volée, lors d’une course effrénée dans la salle de bain, à 21 heures, alors qu’il se relevait pour la 17è fois). Et là… l’effet a été immédiat! ça oui. Ce geste d’énervement et d’excitation absolue l’a rendu hystérique. Il a redoublé d’énergie et d’énervement et a tout retourné sur son passage (le panier de linge, les mouchoirs, les jouets…). Une furie incontrôlable. Je venais de m’infliger à moi, la pire des punitions. Au lieu de le calmer, je venais de le faire sortir de ses gonds. Plus jamais! J’ai su plus tard, en entrant dans la discipline positive, ce qui se passait dans le cerveau de l’enfant lorsqu’il recevait une fessée ou tout autre geste violent. Ses neurones miroir ont répondu à mon geste qui traduisait mon énervement, par un énervement tout aussi violent. J’ai appris par la suite que pour faire redescendre un enfant, il était indispensable de redescendre d’abord soi-même. Sans parler du modèle que je lui proposais : « quand tu es très énervé, tu peux taper ». CQFD.

La Discipline Positive m’a donné des outils qui ont fonctionné ou fonctionnent parfois, j’alterne, il n’y a pas de recette miracle. Mais elle m’a surtout aidé à comprendre pourquoi je me sentais envahie par mes enfants le soir et pourquoi, tant que je me sentirai « envahie », ils continueraient à m’envahir… Depuis que je lâche un peu plus, que j’accepte, que je lutte moins, c’est curieux… je suis moins envahie! C’est une question d’observation, de perception, d’ajustement, d’écoute, de confiance et d’endurance.

Alors oui il faut du temps et beaucoup de patience. Mais en fait, mes enfants ne me donnent tout simplement pas le choix. Je vois bien que, dès que je crie, je m’énerve, je punis, j’isole… je n’obtiens rien de plus, voire la situation dégénère encore davantage. Et moi, comme vous, ce que je cherche, ce sont des résultats et une soirée calme et tranquille. Je ne cherche pas la palme d’or de la mère qui ne s’énerve jamais !!

Chaque situation a ses propres clefs. Et il existe beaucoup d’outils pour soulager les parents. Mais cela commence par observer, observer, observer… pour comprendre ce qui se passe chez mon enfant, au moment du coucher et apporter les réponses adaptées. Pour tous les enfants du monde, le coucher est angoissant car c’est le moment où l’on quitte ses parents pour une très longue période, que toute la maison s’endort, dans le noir, dans le silence. Est-ce que je vais me réveiller? Est-ce que mes parents vont se réveiller? Pour certains enfants, ces angoisses seront gérées sans trop de difficultés, et pour d’autres ce sera bien délicat. A nous de les y aider!