L’impact des mots – Episode 10 – Rue Poivre le podcast

« Les mots ont une puissance extraordinaire. Ils font un trajet à l’intérieur de nous et recréent des histoires. »

« Quand je ne trouve pas les mots, c’est le corps qui me le dit. Ta tête peut te dire n’importe quoi mais ton pied ne peut pas te mentir. »

« Si tu triches avec toi-même ça sonne faux. Tu vas emmerder le lecteur et tu t’emmerdes aussi. »

« Demande et tu recevras. Mais demande sans motif caché et entoure-toi de ta réponse. Cette capacité à créer le réel est extraordinaire. »

Florentine Rey, extraits de « Le bûcher sera doux », éditions La rumeur libre

Le rêve éveillé sur les chantiers de Saint Nazaire mené par Florentine est disponible ici :

https://vimeo.com/manage/videos/622505851

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Entre les lignes – Episode 9 – Rue Poivre le podcast

Pour l’épisode 9 de mon podcast, Thomas m’a présenté Estelle Dumortier. La couverture de son livre m’a tout de suite attirée. J’ai aimé ce visage qui raconte des histoires.

Quand on a découvert qu’il évoquait la maladie d’Alzheimer, j’ai dit « ha oui t’es sûr? On s’aventure? »

Estelle, avec toute la tendresse des mots posés, m’a vite fait oublier le décor.

On a évoqué le lien, l’écoute, l’être.

Vous découvrirez que mes enfants aussi ont été attirés par ce livre laissé sur un coin de canapé.

C’est une histoire de vie, de temps qui passe et repasse, de transmission. Qu’est-ce qu’on prend, qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on laisse?

Vous retrouverez l’ambiance joyeuse de la brasserie parisienne et si vous tendez bien l’oreille, au moment opportun, vous entendrez notre voisin de table commande une tarte Tatin!

« Entre les lignes », éditions La rumeur libre

Photographies Bernard Ciancia

Féminin – Episode 8 – Rue Poivre mon Podcast littéraire

Quelle place prend la femme dans une société encore très masculine? Le féminin (au masculin), la parité, la charge mentale, la reconnaissance, la sororité, la souffrance… Curieux d’échanger avec une poétesse pour qu’elle nous partage son sentiment vu de sa fenêtre, nous avons profité du Marché de la Poésie à Saint Sulpice pour tendre notre micro à Florentine Rey, qui invite le féminin dans beaucoup de ses textes.  Je ne voulais pas aborder ces questions en excluant les hommes, tant il m’apparaît indispensable de construire ensemble. C’est donc une conversation à trois, dans un café aussi bruyant que chaleureux, de Saint Germain des prés que nous vous proposons.

Textes de Florentine Rey (lus par Julie Renauld)

« Le bûcher sera doux », éditions la Rumeur libre

« L’année du pied-de-biche », éditions Le castor astral

Interview menée par Julie Renauld et Thomas Pourchayre (auteur)

Rue Poivre mon podcast littéraire épisode 7 « Tire Tout viendra »

J’ai eu un coup de coeur pour ce texte de Thomas Pourchayre qui évoque la transmission père fils, l’obsessionnelle course après un objectif quitte à en oublier le sens profond, la quête du « toujours plus ». Toutes ces questions autour d’une canne à pêche, d’un hameçon et de quelques poissons plus ou moins frétillants.

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Pour retrouver tous les épisodes : www.ruepoivre.com

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A quoi sert l’école en 2021?

Peut-on encore enseigner aujourd’hui comme on enseignait hier? A l’aune des enjeux socio-économiques, politiques, climatiques, sanitaires… associés aux nombreux travaux de recherches sur le cerveau et l’apprentissage auxquels nous avons la chance d’avoir accès gratuitement et librement, c’est une question que j’avais envie de soulever tant ce que j’observe ça et là m’interpelle.

J’avais déjà quelques doutes quant à l’efficacité de faire apprendre, encore en 2021, des kilomètres de leçons par coeur aux élèves de primaire. Ayant moi-même une mémoire qui tourne au ralenti, j’étais néanmoins curieuse de voir l’effet que cela pouvait avoir sur mes propres enfants. Ce que j’ai pu observer c’est que le fait d’avoir pour « devoir » d’apprendre par coeur met l’enfant sous une pression peu constructive, car s’il n’a pas la tournure exacte, s’il bute sur un mot, il perd ses moyens, ne voit pas à quoi se raccrocher et peut tout recommencer. L’enfant n’est pas préoccupé de comprendre, de saisir. Non, son unique préoccupation est de pouvoir réciter, être apte à délivrer une leçon comme on appuierait sur le bouton ON d’un robot. Et ce qui le motive est la peur d’échouer. Et c’est là tout l’enjeu. Apprendre ne veut pas dire comprendre. Restituer ne veut pas dire s’approprier. En écoutant Nadia Medjad, médecin et coach en neurosciences sur le podcast de Pauline Laigneau*, j’ai enfin vérifié mon intuition. Elle nous explique très simplement que pour apprendre, il faut s’entrainer à reformuler ce qui nous a été dit, ou ce qu’on a lu, en partant d’une page blanche. Car c’est bien le fait de faire appel à notre réflexion qui va permettre au cerveau d’intégrer les apprentissages. « Le simple fait d’essayer, même si on n’obtient rien, l’effort qu’on aura produit fait que l’on va engranger beaucoup mieux. L’apprentissage devient un effort. Il y a des méthodes qu’on connaît depuis 150 ans mais qu’on redécouvre. Quand on apprend quelque chose pour le lendemain, on va le mémoriser puis l’oublier aussitôt. Car on crée un chemin dans les neurones comme un chemin dans la neige, et cette neige est fragile si on ne repasse pas dessus« , explique t-elle au micro de Pauligne Laigneau.

Bien entendu le par coeur a ses vertus lorsqu’il s’agit de découvrir les poèmes d’Apollinaire, de Victor Hugo, de Lamartine. J’ai une pensée affectueuse pour mon prof de français de 3ème qui, au-delà de la récitation, m’a transmis ce goût du vers, du rythme des alexandrins qui s’enchevêtrent. La mémoire a sans nul doute besoin d’être stimulée.

Mais lorsqu’il s’agit d’une leçon de grammaire, d’orthographe ou de mathématiques, l’apprendre pour la réciter mot à mot quitte à n’en pas saisir le sens est-il utile et vient-il répondre aux besoins fondamentaux des enfants? « Le sens permet de retenir. Dès qu’on comprend, on apprend mieux que quand on ne comprend pas« , poursuit Nadia Medjad.

De quels apprentissages les enfants du XXIème siècle ont-ils réellement besoin? Qu’est-ce qui va les aider à pousser la porte d’une entreprise, à trouver du travail, à créer leur métier, à concrétiser leurs idées, et plus globalement, à construire leur équilibre personnel?

Discernement, réflexion, pensée, sens critique, intuition, écoute, curiosité, empathie, confiance en soi, sensibilité, persévérance, optimisme… amour. Voilà certains des éléments qui me paraissent essentiel de semer chez nos enfants pour qu’ils puissent faire fasse aux enjeux qui les attendent.

C’est le rôle des parents de les aider à trouver ces chemins-là mais pas seulement. Les parents ne peuvent pas être les seuls garants d’intégrer du sens là où il n’y en a parfois si peu quand leurs enfants leur demandent de leur faire réciter leurs leçons.

Dans une époque où la moindre connaissance est à portée de clic, ce qui me semble fondamental est de leur apprendre à penser, à chercher du sens. Du sens pratique, du sens logique, du sens déductif. Chercher une direction, est-ce par là que je veux m’engager ou plutôt par ici? Chercher un sens quand plus grand chose n’en a.

Des enseignants ou éducateurs qui soulèvent ces questions-là existent. J’en ai rencontrés cette semaine à l’école Montessori Paris 17. Peu importe qu’elle s’appelle Montessori, que l’enseignement y soit spécifique, les éducateurs que j’ai accompagnés ré-interrogent en permanence le sens de leur métier. Et leur ligne directrice n’est pas de faire des têtes bien faites, structurées, qui soulignent deux fois en vert et trois fois en bleu. Ils ne parlent pas de « gérer » des enfants – dont les comportements parfois difficiles les ont amenés ici ne pouvant s’adapter ailleurs. Ces éducateurs aspirent à créer du lien avec l’enfant pour qu’il puisse à son tour créer du lien avec ses pairs et les adultes qui l’entourent. Ils observent chaque enfant dans leur unicité avec un regard profondément encourageant. Quand un enfant ne parvient finalement pas à s’adapter, quand les parents choisissent de le changer une énième fois d’école, ils le vivent comme un échec tant ils ont investi de temps, d’idées, d’outils. Ce que j’ai observé dans cette équipe pédagogique qui m’a profondément touchée c’est qu’ils parlaient d’amour. « On les aime tellement nos élèves que l’on a du mal à accepter de ne pas y être arrivé« .

Pour que les enseignants puissent s’investir autant, il faut certainement du temps et des moyens. Il faut en avoir envie, pouvoir prendre de la hauteur, rompre avec ses automatismes. Cela demande un réel effort, mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle?

Dans cette école on apprend le respect, l’autonomie, l’écoute de l’autre, de soi, de son corps, de celui des autres… On apprend avec tous ses sens, on touche, on écoute, on respire, on bouge. On est vivants. De quoi d’autre nos enfants auront-ils besoin pour trouver leur place dans cette société accélérée, mouvante, impitoyable que d’être des roseaux que l’on peut plier dans tous les sens sans qu’ils ne rompent?

Julie Renauld

Thérapeute systémique, spécialiste de la relation

*Podcast Le Gratin de Pauline Laigneau

Rue Poivre Episode 4 : Noir et Blanc

Publié dans la revue rue Saint Ambroise

Un coureur noir est sur la ligne de départ. Sur la ligne de départ mais au bout de son plan de vie. De sa volonté de devenir blanc. Feu.

Tous les épisodes sont disponibles sur le site www.ruepoivre.com

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On se retrouve à la rentrée pour de nouveaux textes et de nouveaux auteurs.

Episode 3 : L’Ailleuriste

Voici le troisième épisode de mon podcast « Rue Poivre ». Comme pour chaque épisode, je pars à la rencontre d’un auteur qui nous fait découvrir un de ses textes puis je déroule le fil de ses pensées, des miennes, curieuse de savoir comment, où, quand, pourquoi, pour qui… il écrit. Le tout saupoudré de la musique de « Her wild love music », groupe franco-belge que j’aime particulièrement…

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L’Ailleuriste paraît avoir toujours existé. Un personnage fugitif, insaisissable, et pourtant étrangement familier. Il porte en lui la superbe que l’ailleurs a perdu.

Retrouvez les autres épisodes sur le site https://www.ruepoivre.com

Haïclacs

Publié dans la Revue Daïmon

Des photos. Beaucoup de photos. Peu à peu des mots. Certains venus sous le nom d’haïclacs  dans les pages de la revue Daimon fin 2018. D’autres qui ressurgiront peut-être ailleurs.
Le dernier livre du monde

Publié aux éditions Gros Textes

Avoir le toupet de décréter dans un livre… que c’est le dernier. Ironie de la saturation du quotidien et de l’éternelle recherche du dernier mot.

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