Les mains réconfortantes de mon ostéo

IMG_9455Il n’y a même pas besoin de mettre de mots, l’image parle d’elle-même.

Ces mains se sont posées sur mes deux enfants alors qu’ils n’étaient encore que des embryons dont j’ignorais l’existence. Tout au long de mes grossesses elles m’ont permis de ré-équilibrer tout mon corps, d’apaiser les tensions du sommet du crâne jusqu’au sacrum. Jamais de maux de dos, de bassin, de tiraillements dans les jambes, aucune douleur n’a eu le temps de s’installer grâce à leur travail régulier, une à deux fois par mois.

Mes bébés in utero se sont fait bercer grâce à leur écoute active et leur totale bienveillance. Une semaine après ma sortie de la clinique elles nous ont aidés à nous remettre de nos accouchements naturels par voie basse. Gaspard est né en regardant le ciel, son crâne était légèrement en flexion vers l’arrière, ses mains lui ont permis de redresser son regard. Louise penchait sa tête toujours du même côté, les mains de mon ostéo lui ont permis de regarder droit devant.

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Mes enfant ont mieux bu, mieux digéré, parfois mieux dormi.

Ces mains-là détendent tous les noeuds du corps et de l’esprit à tous les moments de la vie. Des mains apaisantes, qui ne font jamais mal. Rien qu’à les regarder se poser sur le ventre de mes enfants, je sens que nous allons tous déjà mieux.

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique et coach parentale

julie.renauld.millet@gmail.com

Parents et Enseignants dans le même bateau

Je rêve d’un monde où la discipline positive serait enseignée aux enseignants, d’abord, puis à l’école et dans les famille. Un monde où tous ceux qui auraient intégré les bienfaits et l’efficacité de la Discipline Positive oeuvreraient conjointement… Enseignants, pères, mères et pourquoi pas grands parents…!

Les Ateliers Parents que j’anime attire beaucoup de mamans et peu de papas. J’en ai fais moi-même l’expérience au départ, il m’a fallu trouver quelques arguments choc pour y embarquer mon mari. Voici les miens :

  • Tu passes 7 soirées avec ta femme, planifiées, avec baby sitter réservée
  • Nous gambergeons sur un sujet d’avenir … nos enfants!
  • Nous allons glaner ensemble des outils pour que nos enfants fassent moins d’histoires au moment du coucher, du repas, du bain, de partir à l’école, etc.
  • J’ai trouvé des ateliers en bas de ton bureau (possible uniquement dans Paris intra muros où l’offre est plus développée qu’en Province…!)

Banco, malgré son agenda surchargé, il a réussi à partager avec moi 6 séances sur 7, un exploit!

Car la Discipline Positive ne se raconte pas, elle se vit. Rien à voir avec une secte!! Mais la force de la Discipline Positive c’est faire l’expérience de nous mettre dans la peau de nos enfants quand ils vivent les situations conflictuelles ou inconfortables du quotidien. C’est ce qui, à mon sens, provoque les déclics qui nous font changer de posture et adopter une toute autre approche.

Il ne s’agit pas de construire à nos enfants un nuage bien doux, sans aucune contrainte, ni règle, ni devoir… il s’agit de leur donner les clefs pour les mettre en capacité.

Et lorsque nous mettons en place une éducation basée sur l’encouragement, que nous remplaçons les punitions par des solutions moins humiliantes et plus constructives, on aimerait bien qu’à l’école, l’enfant s’y retrouve et que le château de cartes construit par l’enfant à la maison ne s’effondre pas. Et oui, que dire à son enfant – à qui nous avons répété que la punition ne lui apportait pas grand chose et qu’il valait mieux s’éloigner pour respirer, changer d’activité, crier sur une peluche… – quand il rentre de l’école avec un paragraphe à recopier ou une colle pour faire ses devoirs…?

Les enseignants sont démunis, ils n’ont aucun cours de pédagogie avant de se retrouver devant 30 élèves – qu’ils aient 3 ans ou 25 ans. Or apprendre ou transmettre au groupe, cela s’apprend, ce n’est pas inné. Il me paraît totalement irresponsable d’envoyer un enseignant au front sans pédagogie, qui plus est, dans une banlieue difficile quand il n’a encore aucune expérience!

La Discipline Positive apporte aux enseignants, là encore, la chance de se mettre dans la peau de leurs élèves, qui, avant d’être des élèves sont des enfants, et à qui on ne peut dérouler un cours comme s’ils étaient tous égaux intellectuellement et affectivement. Se mettre dans la peau de l’enfant permet à l’adulte de réaliser à quel point le pouvoir de l’enseignant est tout puissant, vertical et peut-être terrifiant. Nul besoin de crier, d’être agressif ou tyran.

L’enfant-élève traverse une série d’émotions angoissantes et stressantes tout au long de sa journée de cours, du départ en retard de la maison le matin, au brouhaha de la cantine, en passant par le cahier bleu qu’il a oublié, ses nouvelles chaussures qu’il a mises alors qu’il avait sport, son goûter qu’il se fait piquer, sa récitation qu’il se sent incapable de déclamer devant les autres, son blouson qui n’est décidément pas celui à la mode et sa mère qui, ce soir, est en retard, comme hier et sans doute comme demain… Toutes ces pensées l’envahissent avant même qu’il ait sorti son stylo pour travailler.

L’enfant, dans son grand huit d’émotions quotidien, est censé apprendre, comprendre, restituer et réussir… sans bavarder et en restant bien assis… 

La Discipline Positive donne des clefs aux enseignants pour mieux comprendre la jungle dans laquelle vivent leurs élèves et pour mieux les accompagner tout au long de leur vie scolaire. « Un enfant réussit mieux lorsqu’il se sent mieux« , insiste Jane Nelsen.

Les activités sont proches de celles utilisées pour les parents, basées sur l’encouragement, la fermeté et la bienveillance. Les solutions sont bien souvent co-construites avec la classe, pour gagner en efficacité, autonomie et responsabilisation. L’enseignant peut les animer avec une personne ressource, membre de l’Association Discipline Positive France.

L’élève se sent mieux et l’enseignant aussi : il est considéré, écouté et accompagné.

Tout ceci contribue à une cohérence et une harmonie qui permet à l’enfant de se construire dans les meilleures conditions pour devenir un adulte responsable, autonome, respectueux et confiant. Dans un monde si bouleversé, c’est plutôt utile, non…?

 

Zen, un jeu d’enfant

« Grandir heureux grâce au yoga et à la méditation », de Elodie Garamond et Lise Bilien

Déjà, j’adore le titre! Lise est une prof de yoga pour enfants exceptionnelle. Dotée d’une patience rare, elle sautille d’une posture à l’autre en embarquant 10 enfants de 18 mois à 4 ans dans le monde merveilleux du yoga et du conte. Elle ouvre grand les yeux, raconte, bouge, danse. Un pur moment de bonheur avec les enfants.

Le livre d’Elodie Garamond et de Lise Bilien nous permet de tenter de reproduire la même chose à la maison, mais surtout, il est plein de conseils futés tout à fait en phase avec la Discipline Positive!

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Mes lectures

« La Discipline Positive », Jane Nelsen, adapté en français par Béatrice Sabaté. Un ouvrage pragmatique et concret, composé d’anecdotes tirées de la réalité et de solutions à nos difficultés quotidiennes.

« La Discipline Positive pour les adolescents« , Jane Nelsen et Lynn Lott, adapté en français par Béatrice Sabaté. Pour comprendre les adolescents et dépasser leur mutisme si pesant parfois…

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« Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent« , Adèle Faber et Elaine Mazlisch. Une autre approche respectueuse de l’enfant.

« Les lois naturelles de l’enfant », Céline Alvarez. Ma bible pour comprendre les enfants d’aujourd’hui grâce aux progrès de la neurosciences et l’expérience de Céline Alvarez, institutrice. Elle décrit comment l’école a été créée à partir d’idéologies et non des besoins du cerveau de l’enfant dont nous avons connaissance aujourd’hui…

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« Comme par magie », Elizabeth Gilbert. Un livre inspirant pour retrouver sa créativité.

« L’enfant difficile« , Alfred Adler. L’approche du psychiatre autrichien du début du siècle dernier, encore tout à fait d’actualité. Pour comprendre comment fonctionne l’enfant.

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« Le courage des femmes« , Edwige Antier. Parce que j’ai eu la chance de travailler à ses côtés, précurseur dans l’écoute Parents/Enfant et l’interdiction de la fessée.

« Moi, on ne m’a jamais demandé comment j’allais« , Marie Fugain. Un témoignage qui résonne pour moi qui ait annoncé à mon premier amour que sa mère venait de mourir, alors que nous avions 18 ans. Il faut beaucoup de courage pour oser dire que l’on souffre alors que nous ne sommes pas la « première » victime et ne nous sentons pas légitimes à souffrir.

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« L’enfant dans la famille », Maria Montessori, née en 1870, qui avait tout compris de l’enseignement dans le respect de l’enfant.

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« L’enfant« , Maria Montessori. Je regrette seulement que l’école Montessori près de chez moi n’ait pas de cour de récréation, sinon mes enfants y seraient encore.