Les mains réconfortantes de mon ostéo

IMG_9455Il n’y a même pas besoin de mettre de mots, l’image parle d’elle-même.

Ces mains se sont posées sur mes deux enfants alors qu’ils n’étaient encore que des embryons dont j’ignorais l’existence. Tout au long de mes grossesses elles m’ont permis de ré-équilibrer tout mon corps, d’apaiser les tensions du sommet du crâne jusqu’au sacrum. Jamais de maux de dos, de bassin, de tiraillements dans les jambes, aucune douleur n’a eu le temps de s’installer grâce à leur travail régulier, une à deux fois par mois.

Mes bébés in utero se sont fait bercer grâce à leur écoute active et leur totale bienveillance. Une semaine après ma sortie de la clinique elles nous ont aidés à nous remettre de nos accouchements naturels par voie basse. Gaspard est né en regardant le ciel, son crâne était légèrement en flexion vers l’arrière, ses mains lui ont permis de redresser son regard. Louise penchait sa tête toujours du même côté, les mains de mon ostéo lui ont permis de regarder droit devant.

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Mes enfant ont mieux bu, mieux digéré, parfois mieux dormi.

Ces mains-là détendent tous les noeuds du corps et de l’esprit à tous les moments de la vie. Des mains apaisantes, qui ne font jamais mal. Rien qu’à les regarder se poser sur le ventre de mes enfants, je sens que nous allons tous déjà mieux.

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique et coach parentale

julie.renauld.millet@gmail.com

« Ils ne se disputent plus pour une chaise! »

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Voilà trois ans que j’accompagne les familles et je reste émerveillée par les progrès et les changements concrets qu’ils me confient. Je suis fascinée tout d’abord par la vitesse à laquelle les choses bougent chez eux. Même pour les situations perçues comme les plus enkystées, lorsque les parents s’emparent des bons outils et apportent les réponses appropriées à leurs enfants, les problèmes se dénouent et la famille respire à nouveau.

La dernière illustration est celle d’un couple, parents de trois enfants de 6 mois, 3 et 5 ans, qui assistent à leur troisième session des Ateliers de Discipline Positive que j’anime le mardi soir chez moi. Leurs matinées sont devenues un enfer depuis que leurs deux aînés, chaque matin, se disputent la même chaise à la table du petit déjeuner. Et tous les parents de jeunes enfants savent combien un objet aussi anodin qu’une chaise peut parfois être une étincelle et transformer la maison en zone de guerre. La dispute commence dès le lever. Les enfants se poussent dans l’escalier pour descendre en premier et récupérer LA chaise. Et puisque l’objet de la dispute paraît minime voire ridicule, le parent chaque matin pense, en toute logique, qu’il va réussir à raisonner ses enfants. Ils ne vont tout de même pas se faire tomber dans les escaliers pour une place à table!! C’est omettre que les enfants ne partagent pas notre logique interne puisque chacun de nous possède sa propre logique.

La raison n’obtiendra pas gain de cause ici-bas. Il faudra passer par plusieurs étapes pour que les parents puissent démarrer leur journée tranquillement avec leurs enfants. Première étape : rechercher ensemble des solutions en fonction de ce que ressentent parents et enfants au moment de la dispute. Les réponses à apporter s’élaborent en fonction des émotions. Tantôt l’enfant aura besoin de prendre le pouvoir, tantôt il aura besoin d’attirer l’attention, tantôt il sera en souffrance et voudra le faire payer aux autres et tantôt il se sentira incapable et nul. Et tant que nous ne sommes pas passés par l’élaboration du diagnostic, nous ne pouvons prescrire le bon remède.

Poser des questions de curiosité en les mettant dans le même bateau

Après l’analyse des émotions éprouvées par les parents et les enfants, ce couple a mis en place deux actions qui ont tout de suite fonctionné. La première a consisté à poser des questions de curiosité aux deux enfants en les mettant bien tous les deux dans le même bateau. Les parents ont ainsi découvert pourquoi les chaises faisaient l’objet d’une telle convoitise. Les questions de curiosité, les plus ouvertes possibles, révèlent toujours leur lot de surprises et apaisent considérablement les tensions. Et la deuxième proposition faite aux enfants a été de personnaliser leurs deux chaises en y accrochant des dessins ou un tissu. Les enfants se sont pris au jeux. Ils se sont sentis écoutés, rejoints et connectés à leurs parents qui enfin prenaient leur problème au sérieux. Et ils ont pu s’investir et s’impliquer dans la personnalisation de leur place à table. Les solutions ont répondu à leur deux besoins fondamentaux chers à Alfred Adler (psychiatre autrichien 1870-1937) : appartenir et contribuer. Les petits déjeuners sont devenus calmes, les enfants se lèvent sereinement et les parents respirent!

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, coach parentale

Mon enfant est insolent

IMG_0179« Voilà, tu as tout fait tomber, idiote, va!« , réprimande un père à sa fille de 8 ans.

« Idiot va! Je te rends la monnaie de ta pièce« , lui répond la jeune fille.

A première vue, cette scène attrapée au vol dans un train, illustre à merveille toute l’insolence qu’un enfant peut exprimer envers son parent. Elle déroge aux principales règles d’éducation :

  1. Tu ne répondras pas à un adulte
  2. Tu n’insulteras pas ton père ou ta mère

Oui mais ces deux règles sont-elles valables lorsque le parent lui-même insulte l’enfant, l’humilie en public (dans le train, et suffisamment fort pour que sa voisine de devant  – moi en l’occurence – l’entende, mais j’imagine aussi la voisine de droite, de derrière, etc.) l’empêchant toute possibilité de réparer éventuellement son erreur. Car les principes et les règles sont une chose, mais l’éducation est avant tout l’apprentissage de valeurs, celle de respect mutuel (enfant, adultes, animaux, objets…), de compétences psycho-sociales (réparer ses erreurs, nettoyer, ramasser, ranger, s’excuser…). Et pour que l’enfant acquiert ces compétences et ces valeurs, le parent est son modèle. Grâce à nos neurones miroirs dont nous sommes tous et toutes équipés, l’enfant va répéter ce que le parent fait. S’il hurle sur les voitures qui n’avancent pas, il apprend à son enfant que pour faire avancer les autres, il faut leur hurler dessus.

Pourquoi cette jeune fille a t-elle répondu à son père? Avait-elle le choix? Son père lui a t-il laissé l’opportunité de ramasser ce qu’elle avait fait tomber avant de la condamner à l’idiotie? Jane Nelsen, Docteur en Psychologie, auteur de la Discipline Positive, souligne que pour que l’enfant fasse mieux, il faut d’abord qu’il se sente mieux. Il ne s’agit pas de le féliciter d’avoir fait tomber des choses par-terre, mais de le guider pour qu’il répare et éventuellement s’excuse s’il avait été prévenu qu’il ne fallait surtout pas toucher à ces objets, s’il a désobéi, etc.

Quel est notre objectif en tant que parent quand nos enfant font des erreurs? Si c’est que cela ne se reproduise plus, l’humiliation et les insultes sont totalement inefficaces. Cela ne nourrira qu’un esprit de revanche (« je te rends la monnaie de ta pièce »), de retrait, de rébellion. On peut appeler cela de l’insolence, mais examinons d’abord le message que nous avons envoyé à notre enfant pour qu’il se conduise ainsi et les messages que nous envoyons aux autres et qu’il observe toute la journée. Nous sommes leurs modèles, dans un sens comme dans l’autre.

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, coach parental

 

 

« J’ai oublié de dire bonjour »

IMG_8084« En France, un enfant qui ne dit pas bonjour, merci ou s’il vous plaît est considéré comme un enfant mal élevé ». C’est ce que me confie une mère venue assister à une initiation à la Discipline Positive que j’anime à l’école Montessori Bilingue d’Audrey Lanj (Paris 17). Réduire l’éducation de toute une vie à trois mots dits « magiques »… Une autre maman dont l’accent chante l’Amérique du Sud va encore plus loin en racontant qu’un jour, en offrant une chouquette à un enfant accompagné de sa mère, cette dernière a tellement insisté pour que l’enfant dise « merci » avec un ton si humiliant, qu’elle en a regretté de les lui avoir proposées. Comment en sommes-nous arrivés là je ne sais pas, mais pour ma part, je propose d’en sortir pour accéder à des valeurs un peu plus larges et profondes.

S’il est important d’apprendre à un enfant à dire « bonjour, merci et s’il vous plaît », ce qui n’a rien à voir avec la magie mais plutôt aux usages car cela lui apprend le respect de l’autre, l’ouverture, la communication, l’échange, il y a différentes façons de s’y prendre. Et la toute première est selon moi de se défaire de la pression sociale et du regard de l’autre. Quand un membre de votre propre famille ne rate pas une occasion de souligner « tes enfants ne disent pas bonjour« , j’en témoigne, c’est à la fois vexant, frustrant et profondément agaçant. Et on ne sait pas si on en veut davantage à ses enfants qu’à ses proches qui nous le font remarquer.

Mais pourquoi ne dit-il pas bonjour?

Ce n’est pas faute de le lui répéter bêtement et machinalement comme une rengaine « Qu’est-ce qu’on dit », « Tu-dis-bonjour-Madame », « Je-n’ai-pas-entendu », « Merci-qui? » et autres joyeusetés. La répétition ne fonctionne pas (ou très peu). Soit. Hier mon fils de six ans rencontre pour la première fois le papa d’une de ses amies, ils se parlent. Je lui demande plus tard s’il lui a dit bonjour et mon fils me répond « j’ai oublié »! Un enfant de six ans peut donc communiquer avec quelqu’un en omettant totalement de le saluer. Pour nous, adultes, cela n’arriverait pas, mais pour les enfants encore petits ça n’est pas aussi naturel. Ce papa a t-il pensé que mon fils était mal élevé? Peut-être. Dois-je lui faire faire des cours de rattrapage et le faire copier 100 fois « tu diras bonjour à tout adulte que tu croises »? A l’évidence, je dois pouvoir trouver des moyens plus efficaces pour qu’il intègre ces notions de façon intelligente et constructive mais surtout, j’ai très envie de consacrer du temps d’apprentissage ailleurs, sur des valeurs fondamentales et inscrire ces formules de politesse dans un contexte beaucoup plus large.

Si mon enfant ne dit pas bonjour, c’est aussi peut-être parce que l’adulte ne lui a pas dit bonjour, ou en tout cas n’a pas essayé de rentrer en communication avec l’enfant en se mettant à sa portée. Pour qu’un enfant soir réceptif, il a besoin d’une connexion. Si l’adulte prenait la peine de s’accroupir et de regarder l’enfant dans les yeux  en lui disant bonjour, il y a fort à parier que l’enfant en retour ne resterait pas muet. Mais dans la vie, nous demandons à nos enfants de dire bonjour à des adultes qui font deux fois leur taille, qui ne les entendent pas ni ne les regardent. « Dis bonjour au mur, chéri! Bonjour MONSIEUR Mur ». Aujourd’hui nous apprenons à dire bonjour à nos enfants comme une case qu’on valide. L’autre jour un papa dit très fort à son enfant dans la boulangerie « Bonjour MADAME », pas tant pour que l’enfant communique avec la boulangère mais davantage pour que tout le monde valide bien qu’il appartenait à la famille des « bien élevés ». Nous voulons que nos enfants disent bonjour pour être nous-mêmes considérés comme bien élevés. Et j’ai appris hier soir que c’était culturel et très français, puisque cela peut interpeller les parents étrangers.

J’ai vu des enseignants exiger de leurs élèves de les regarder dans les yeux pour leur dire bonjour (ça marche aussi pour au revoir), sans réaliser que pour que les yeux situés à 1 mètre du sol aient une chance de rencontrer les yeux situés à 1 mètre 75, il allait falloir y mettre du sien (ou pas)…

Ne lâchons rien sur le respect mutuel, la curiosité et l’ouverture à l’autre. Mais ces valeurs ne se résument pas à trois mots. Lâchons sur « Bonjour » et voyons ce qu’il se passe. Essayons de voir si on peut passer d’une répétition automatique sans fondement, à un désir de se connecter à l’autre, à condition que le récepteur soit . Il est tellement plus intéressant que notre enfant ait envie de rentrer en communication avec l’autre, adulte ou pair, qu’en lançant un « bonjour », pour faire bien et passer à autre chose. C’est une bonne leçon pour nous adultes aussi. Prenons-nous le temps de regarder l’autre dans les yeux quand nous lui disons bonjour? Notre « comment tu vas » se préoccupe t-il vraiment de l’état psychique et physique de notre interlocuteur? Et si nous commencions à échanger pour de vrai et non plus pour faire bien? Etant modèles de nos enfants, ils pourraient avoir envie de nous imiter.

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, coach parentale

julie.renauld.millet@gmail.com

Initiation à la DP à l’école Montessori bilingue Paris 17

unnamedL’école Montessori Bilingue qui vient d’ouvrir ses portes à la rentrée 2018 m’accueille le lundi 18 février à 19 heures pour une initiation à la Discipline Positive, ouverte aux parents. Ce sera l’occasion de mieux comprendre comment fonctionnent nos enfants, quelles sont les compétences psycho-sociales dont ils ont besoin pour trouver leur équilibre, comment se faire entendre sans crier, sans punir, et construire une vie de famille sereine et joyeuse.

Entrée payante, places limitées. Vous pouvez vous inscrire auprès de Audrey Lanj, fondatrice de l’école Montessori Bilingue, 33 bd Berthier, Paris 17. Audreylanj@gmail.com

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, coaching parental.

Quand faire pipi déclenche l’alarme!

Je découvre sur un forum ce matin, une maman qui revend l’alarme énurésie de son enfant « très peu servie ». Va t-elle faire des heureuses…? J’espère que non. Car si cet appareil dont j’ignorais l’existence jusque là, a fonctionné pour certains, je me pose la question suivante : jusqu’où les parents sont-ils prêts à aller pour résoudre les problèmes que rencontrent leurs enfants?

Dès que l’enfant commence à faire pipi dans sa culotte, l’alarme se déclenche, le réveille, réveille ses parents et tous se retrouvent aux toilettes à minuit 50. Je ne nie pas que les épisodes d’énurésie sont handicapants et impactent toute la vie de famille. Tout ce qui concerne la nuit et le sommeil décuple l’envie d’en sortir. Quand on voit que le problème persiste, il faut aller faire des examens médicaux, l’inquiétude croît et les parents ainsi que l’enfant traversent une période douloureuse, complexe et angoissante. On ne parle plus que de ça, on est prêt à tout essayer.

Mais je ne peux pas m’empêcher d’imaginer alors un système de ceinture de sécurité pour que l’enfant reste assis à table jusqu’à la fin du repas, une sangle pour que l’enfant reste dans son lit et ne se relève pas le soir ou la nuit et pourquoi pas un petit appareil qui enverrai de toutes petites décharges électriques quand l’enfant se met à crier, déclenchées au-delà d’un certain nombre de décibels. Cela ferait la joie de mes voisins!

L’alarme énurésie, qui promet un suivi par téléphone, a pu aider des familles et tant mieux. Mais je crois trop en l’être humain et en sa capacité de résilience pour accepter l’ingérence d’un boitier sans fil dans un des gestes les plus intimes qui soit. Non ce n’est pas un signal sonore qui va me dire d’aller faire pipi! Je vais le décider et on peut m’y aider en travaillant avec des thérapeutes compétents, mais certainement pas en m’installant un boîtier dans la culotte…

Julie Renauld Millet

 

 

Il est gâté et c’est tant mieux!

IMG_1320« Moi je veux une poupée qui parle, des patins à roulettes, une machine pour faire des glaces en pâte à modeler, un coffret de bijoux, un food truck Playmobil, une peluche en forme de tigre, un déguisement.… » Nous sommes en pleine période de listes au Père Noël et on ne les arrête plus! Toutes les vitrines des magasins nous font de grands signes pour entrer, les rues sont illuminées, les sapins investissent les trottoirs et les petits Père Noël commencent à sortir de leurs boîtes. C’est une période magique pour les enfants qui ne dure qu’un mois ou deux et qu’ils attendent parfois depuis six mois. C’est le temps de l’insouciance, des rêves, des fantasmes. « Est-ce le Père Noël qui fabrique les cadeaux?« , « Passe-t-il dans toutes les familles?« , « Le Père Noël qu’on voit au supermarché est-il le même que celui qui vient dans notre cheminée?« , « Si on n’a pas de cheminée, comment fait le Père Noël pour entrer chez nous?« … Rêvons, rêvons, rêvons. Bien vite, la réalité les rattrapera, la magie retombera pour faire place à la vague de surconsommation qui nous envahit tout le mois de décembre et qui nous laisse à tous un goût amer.

Et pour que la magie de Noël soit pleine et entière, qu’elle se prolonge au moins jusqu’à l’âge de raison, rêvons avec eux. Mettons de côté les petites phrases sarcastiques comme « Et bien il n’est pas gâté cet enfant!« , « Houlala, il n’y en n’a pas un peu trop de cadeaux?« , « Encore!« , « Ha ça! Tu en as des jouets!« . Contrairement à ce que nous pourrions espérer, nos remarques envoyées comme des freins à la surconsommation, comme un message qui sous-entendrait combien il faut bien profiter d’être ainsi choyé parce qu’il y a des enfants, eux, qui n’ont rien d’autre qu’une orange, n’ont absolument aucune utilité ni le moindre impact au moment où l’enfant déchire à toute vitesse son paquet avant de passer à un autre, puis à un autre. C’est cela la joie de Noël. L’enfant a ouvert une à une les portes de son calendrier de Noël, il a patienté, espéré. Et on sait combien le temps est long pour eux quand ils demandent « c’est quand qu’on arrive? » après 15 minutes de voyage, imaginez 25 jours de portes, plus tout le mois de novembre depuis que la température est passée en dessous de 5 degrés et que ça sent l’hiver. Quand le grand jour arrive, c’est la folie! Il n’y a plus rien de raisonnable!

Si nous les avons élevés en leur transmettant la conscience et l’importance de regarder autour de soi, de savourer le confort que d’autres n’ont pas et d’imaginer des petites choses qui pourraient aider les autres au quotidien, nous faire produire moins de déchets et mieux respecter la planète, alors faisons leur confiance, ils retrouveront cette conscience dès le mois de Janvier. Ce n’est pas en leur disant que d’autres n’ont rien, que ceux qui n’ont rien auront davantage. Et ce n’est surtout pas en passant par la culpabilité que nous leur donnerons envie de partager.

Le 24 décembre, réjouissons-nous pleinement avec eux, admirons leurs yeux qui brillent, nourrissons-nous un peu de leur frénésie que nous avons perdue pour ouvrir à notre tour nos présents avec la même envie. Laissons-nous contaminer par la magie de Noël!